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mercredi, 13 novembre, 2019
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35e vendredi à Alger : « Pas d’élection » et « libérez les détenus d’opinion »

18 octobre 2019 à 19 h 29 min

La population de la capitale est sortie en masse ce 35e  vendredi de marches pacifiques. Les manifestants, des dizaines de milliers, ont réitéré les revendications portant libération des détenus d’opinion et rejet de l’élection  présidentielle prévue le 12 décembre prochain.

A 14 heures, une marée humaine déferle sur la rue Didouche Mourad. Des marcheurs drapés de l’emblème national et armés de  pancartes et banderoles, scandaient des slogans acerbes contre le pouvoir en place, notamment contre Ahmed Gaid Salah, chef d’état-major de l’armée. Toutes les ruelles ont vibré sous les chants de « Pouvoir assassin !», scandé durant toute la journée de ce vendredi.

La rue Hassiba Ben Bouali a été inondée par une foule énorme. Les milliers de manifestants ont battu le pavé sous les cris de « Ba3oha el khawana » (Les traîtres ont vendu le pays) en signe de protestation contre la nouvelle loi sur les hydrocarbures dont le projet a été adopté récemment en Conseil de ministres.

A 15 heures, un cortège humain imposant submerge les alentours de la grande poste, carrefour habituel du hirak. Le lieu foisonnait de pancartes hostiles au pouvoir où l’on peut lire : « Y’en a marre des généraux » mais aussi « makach el vote » « Ulach el vote » (Cette année il n’y aura pas d’élection), hissées dans les moindres recoins du boulevard Khemisti et la rue Khettabi. 

Libérez les détenus d’opinion !

Photo : Souhil B.

Les chants traditionnels contre le pouvoir ont rythmé la manifestation pacifique hebdomadaire. « Istiklal » (Indépendance), « la li hokm alaskar ! » (Non au régime militaire) ou encore « Libérez les otages ! » ont été clamé haut et fort par les marcheurs à l’avenue Pasteur et à la rue Asselah Hocine, près du siège de la wilaya. 

A proximité de la fac centrale, les portraits  des détenus d’opinion sont présents en force. Au devant d’un groupe de marcheurs, les familles de Bouregâa, Boumala, Benlarbi et Tabbou ont brandi des portraits des quatre détenus pour revendiquer leur libération.  Un autre slogan qui a marqué cette manif : « Oui pour la liberté de culte ». Un message de solidarité avec les chrétiens d’Algérie dont les lieux de prière ont été fermés par les autorités.


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