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34e marche des étudiants à Constantine : «Avec nos sacrifices, le mouvement populaire vaincra»

16 octobre 2019 à 10 h 05 min

On apprend beaucoup de choses, comme on en (re)découvre tant d’autres en marchant chaque mardi avec les irréductibles du mouvement populaire. La journée d’hier, la 34e sur le registre du hirak, a été encore une fois un nouveau rendez-vous de mobilisation à Constantine.

On retiendra surtout cette halte devant le rectorat de l’université Mentouri pour dénoncer la répression des manifestations, notamment celle menée contre les étudiants à Alger la semaine dernière, et puis revendiquer encore une fois la libération de tous les détenus d’opinion dont le nombre a dépassé la centaine, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), et dont la plupart ont été incarcérés à la prison d’El Harrach.

A Constantine, la place Colonel Amirouche (ex-place de la Pyramide), un lieu hautement symbolique dans l’histoire de la ville, demeure le point de ralliement des manifestants qui ont marqué leur présence dans une marche ayant respecté tous ses «rituels», à travers son traditionnel parcours sur les principales artères de la ville. Ce sont les faits saillants de l’actualité qui ont dominé le mouvement des étudiants et des universitaires rallié par des dizaines de Constantinois de tous bords, notamment le projet de loi des hydrocarbures et celui de la loi de finances 2020. «El khawana baaou leblad, fikou ya îbad !» (Les traîtres ont vendu le pays, réveillez-vous ô citoyens), «Sahra baâouha ou leblad kessmouha, makanche el vote !» (Ils ont vendu le Sahara et partagé le pays, il n’y aura pas de vote), ont été les principaux slogans scandés hier pour dénoncer le projet de loi des hydrocarbures, qualifié de «machrouaâ el issaba» (projet de la bande). «Après le rejet du système, de la présidence de Bensalah, du gouvernement Bedoui, des décisions de la justice à l’encontre des animateurs du hirak, nous refusons ce projet de loi qui ouvre la porte grande aux compagnies étrangères pour piller les richesses du pays, car il s’agit de notre avenir et celui des générations futures», ont dénoncé des intervenants lors du forum de débat libre, devenu une nouvelle tradition à la place Colonel Amirouche.

Le degré de mobilisation de la journée d’hier a été vivement salué par bon nombre de participants, même si la faible présence des étudiants et des enseignants revenait souvent dans les débats. Certains ont même proposé un sondage sur les réseaux sociaux pour changer la journée. «Il ne faut pas incriminer les étudiants qui sont soumis à des intimidations, surtout que les décideurs à l’université ont trouvé un moyen de démobilisation en programmant délibérément des séances de TD durant cette journée pour dissuader les étudiants de marcher. Il faut une réflexion sur le timing de cette marche pour continuer le mouvement populaire, c’est très important dans notre combat contre le régime», a expliqué une enseignante. Mais le débat n’est pas terminé et la flamme entretenue par la marche du mardi n’est pas près de s’éteindre, alors que la contestation va boucler son huitième mois. «C’est notre avenir qui est en jeu, il faut comprendre l’enjeu de ces marches historiques ; c’est maintenant ou plus jamais ; si nous baissons les bras, c’est le régime qui aura gagné ; nous ne voulons pas revenir en arrière, il faudra faire des sacrifices pour le mouvement populaire et nous sommes convaincus que notre révolution vaincra», a tranché un étudiant applaudi par la foule.  


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