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vendredi, 06 décembre, 2019
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32e mardi à Alger : « Libérez la justice, libérez les médias ! »

01 octobre 2019 à 14 h 41 min

Des dizaines de milliers de manifestants ont battu le pavé, aujourd’hui, 32 mardi de la révolution pacifique. Outre la revendication fondamentale portant changement radical du système politique,  ils ont exprimé leur rejet de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain et réclamé la libération des détenus d’opinion.

La communauté universitaire ne fléchit pas. Lors de ce 32e mardi de contestation, les étudiants, auxquels se sont joints des milliers de citoyens, ont marché depuis la place des martyrs jusqu’à la grande poste en passant par le circuit habituel, Bab Azzoune et la Rue Ben M’Hidi.

Ainsi, le mouvement de contestation a été une nouvelle fois une occasion pour réitérer les mêmes revendications à savoir le rejet total de la feuille de route imposée par le régime en place.

Depuis la place des martyrs où s’est ébranlée la marche, des centaines d’étudiants ont brandi des pancartes hostiles au pouvoir : « Dawla madaniya machi askariya » pour signifier la primauté du civil sur le militaire mais aussi « y’en a marre des généraux ».

10h30, la rue Asselah Hocine a vibré sous les chants hostiles entonnés contre  le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah. Les marcheurs ont manifesté leur détermination à rejeter en bloc la politique du fait accomplie qui se traduit par les élections présidentielles fixées au 12 décembre prochain. «On ne veut pas de cette échéance présidentielle. Une élection organisée et préparée en amont par le système en place est synonyme de trahison qui ne dit pas son nom», s’insurge un groupe d’étudiants rencontrés devant la grande poste. « Il est impératif d’annuler ces élections qui appellent au recyclage de la bande (3issaba) », ont-ils renchéri.

« 3assou Tliba machi talaba »

 

La marche de ce 32e mardi était par ailleurs l’occasion pour dénoncer les arrestations en cascades des militants et activistes et exiger la libération de tous détenus d’opinion. Les étudiants n’ont pas manqué de fustiger la justice en scandant « Libérez la justice » mais aussi « Libérez la presse » qui, estime-on, est sous l’épée de Damoclès du pouvoir.

Les étudiants n’ont pas manqué l’occasion de scander devant le tunnel de la faculté, fermé par la police, « 3assou Tliba machi talaba » (Surveillez Tliba et non les étudiants) mais aussi « Libérez le tunnel et surveillez le pétrole !», ont-ils réitéré tout le long de l’avenu Pasteur.

A midi, les processions grossissaient sur plusieurs centaine de mètre épaulées par des foules de citoyens venus prendre part au mouvement de protestation.

«Etudiants, société civile même combat », crie un fonctionnaire quadragénaire.

Parmi cette foule compacte, notons particulièrement la présence aux premiers rangs de Benyoucef Mellouk, dénonciateur des faux Moudjahidines, qui a tenu à rallier le carré des étudiants depuis plusieurs semaines.

Il est à noter que malgré la présence d’un dispositif de sécurité important déployé dans les moindres recoins du centre ville, la marche n’a enregistré aucun incident ni arrestation. La marche a fini son parcours habituel devant la grande poste où les étudiants se sont dispersés dans le calme avec le sentiment du devoir accompli.


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