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vendredi, 07 août, 2020
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Procès de Yanis Adjlia, Merzouk Touati et Amar Beri : 3 ans de prison ferme requis à l’encontre des 3 activistes

02 juillet 2020 à 10 h 00 min

Le procès des trois activistes Yanis Adjlia, Merzouk Touati et Amar Beri a eu lieu hier, sous haute surveillance policière, après deux reports successifs.

Dans la matinée de ce mercredi, la police a occupé la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel pour empêcher, vraisemblablement, tout attroupement. L’accès au palais de justice était barricadé à l’aide de haies métalliques de sécurité.

Plusieurs dizaines de militants et de citoyens ayant répondu à l’appel du PAD de Vgayet ainsi qu’aux autres appels diffusés sur les réseaux sociaux, se sont agglutinés face à un impressionnant dispositif des forces antiémeute qui ont complètement bouclé le périmètre de la cour de Béjaïa.

On peut aussi distinguer des parents et des membres des familles des détenus.

La police charge pour disperser la foule, et opère des arrestations sélectives. On retrouve parmi les 8 interpellés, l’ex-député Khaled Tazaghart, l’ex-policier Zahir Moulaoui, des partisans, à l’image de Farès Labdouci et autres militants politiques, qui étaient encore entre les mains de la police en fin de journée.

L’avantage numérique des forces de l’ordre a contraint les manifestants à se déplacer plus loin, en restant à l’écoute de la moindre information provenant des avocats de la défense. Un autre groupe a improvisé une marche vers la place Saïd Mekbel, où un petit rassemblement a été tenu.

Sur le boulevard de la Liberté un groupe de jeunes a érigé des barricades à l’aide d’objets hétéroclites. En colère, ils voulaient en découdre avec les policiers postés près du commissariat central, jetant des pierres en direction des fourgons de la police.

En début d’après-midi, le procureur de la République a requis dans cette affaire une peine lourde de 3 ans de prison ferme assortie de 200 000 Da d’amende à l’encontre de chacun des prévenus.

Une trentaine d’avocats bénévoles se relaient devant le juge pour plaider contre «l’injustice». Pour rappel, les activistes ont été mis sous mandat de dépôt depuis le 13 juin, à la suite de leur arrestation lors de la manifestation du vendredi 12 juin.

Ainsi, ils sont poursuivis pour «incitation à attroupement», «incitation à attroupement non armé», «publication pouvant porter atteinte à l’intérêt national», «mettre la vie d’autrui en danger durant la période du confinement».

En plus de ces chefs d’inculpation, Amar Beri est également inculpé d’«atteinte à la personne du président de la République» et «outrage à corps constitué». A l’heure où nous mettons sous presse, les plaidoiries se poursuivent. 



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