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27e vendredi de contestation à Béjaïa : Une détermination inébranlable

24 août 2019 à 10 h 15 min

La population de Béjaïa a été encore une fois au rendez-vous lors de ce 27e vendredi de protestation contre le système et les symboles qui le représentent. La rue continue de gronder, pendant que les membres du panel de médiation et de dialogue dirigé par Karim Younès poursuivent leur tournée des formations politiques et des personnalités nationales pour «vendre la feuille de route» qui consiste en l’organisation d’un dialogue national qui doit aboutir à une élection présidentielle.

A ce sujet, la population reste intransigeante, rejetant cette démarche menée sous la dictée du pouvoir réel, en l’occurrence l’état-major de l’armée. «Pas de dialogue ni de concertation, Karim Younès est à la solde du pouvoir», «Le panel à la poubelle», rétorquent les milliers de marcheurs qui ont sillonné les boulevards de la capitale des Hammadites. Déterminés à poursuivre les manifestations, ils ont réaffirmé qu’«ils ne vont pas s’arrêter jusqu’au départ de tous les symboles du système». Et de rappeler à l’homme fort du moment, Ahmed Gaïd Salah, que «Le peuple en a marre des généraux», «Dites à Gaïd Salah que nous sommes pour un Etat civil et non militaire», pour une «Algérie algérienne, démocratique, fédérale et laïque».

A l’approche de la rentrée sociale, l’appel à la grève générale et à la désobéissance civile se fait de plus en plus persistant. En ce 27e vendredi, ces appels – qui fusent principalement du carré d’un parti de gauche – ont été repris en chœur par une grande partie de manifestants. «Rahou djay el3isyan el madani» (La désobéissance civile est inéluctable), «La grève générale, jusqu’au départ du système !», «La désobéissance civile est l’unique solution à la situation !», tonnent-ils, bien que plusieurs activistes souhaiteraient soumettre préalablement cette option à un débat au milieu du mouvement.

Le chef du parti Talaie El Houriyet, Ali Benflis, qui a rencontré les représentants du panel pour le dialogue, a été hué. Le slogan «Ali Benflis dégage !» a réapparu comme pour lui reprocher «ses velléités de cautionner le plan de Gaïd Salah» à la lumière de sa dernière sortie médiatique. L’homme a été décrié à maintes reprises par les Algériens pour avoir signé de sa main la décision d’interdiction des manifestations à Alger lorsqu’il était chef du gouvernement sous Bouteflika, le Président déchu.

«Il ne peut y avoir des élections propres sous l’égide de la mafia», lit-on sur une banderole sur laquelle on peut distinguer les portraits du «quatuor» : Ahmed Gaïd Salah, Karim Younès, Nouredine Bedoui et Abdelkader Bensalah.

Les détenus du drapeau amazigh et d’opinion n’ont pas été oubliés, les manifestants ont exigé une nouvelle fois leur libération. «Libérez les détenus d’opinion !», a scandé la foule. Le vœu populaire de voir le sigle FLN mis au musée est également réapparu, en soutien à l’appel du secrétaire général par intérim de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Mohand Ouamar Benelhadj et en réponse, aussi, aux cadres du FLN qui se sont défendus alors.


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