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vendredi, 15 novembre, 2019
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23e vendredi à Alger : Les manifestants rejettent le Panel des six et exigent le départ du système

26 juillet 2019 à 18 h 05 min

A Alger, la marche de ce 23e vendredi de la révolution pacifique a été dominée par les slogans « Yetnahaw ga3 », « Etat civil, non militaire » et « Pas de dialogue avec les gangs ».

13h40 à Place des martyrs. Les derniers fidèles quittent la mosquée Ketchaoua au moment où des dizaines de personnes, rassemblées à l’ombre des arbres, attendent l’arrivée des renforts. Quelque minutes plus tard, la foule, légèrement grossie, marche sur le centre de la ville en scandant « Dawla madania ( Etat civil…) » et « Pas d’élections avec les gangs » et d’autres slogans hostiles à Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée.

14h30. L’avenue Pasteur vibre au rythme de « Irhalou, Irhalou  (partez) ! » scandé par une foule nombreuse, devant un mur de policiers dressé à l’entrée du tunnel des facultés. Après un bref sit-in devant le mur bleu des forces de sécurité, la foule descend vers la rue Didouche occupée par une marée humaine. Là aussi, les manifestants clament « Etat civil, non militaire » et surtout « Viva l’Algérie Yetnahaw ga3 (Il faut les dégagez tous) ». Cela sans omettre de réclamer la libération des détenus d’opinion et du drapeau amazigh : « Attalgou weladna (libérez nos enfants) ! » et « Libérez Bouregâa !»


Au sein de la grande foule, on a pu remarquer la présence de certains membres de l’aréopage politique dit Forces de l’alternative démocratique dont Ali Laskri (FFS) et Ramdane Taazibt du PT. Les deux députés portaient, avec leur « camarades », une banderole sur laquelle était écrit : « Pour le départ définitif du système ».

Quelques mètres plus loin, Karim Tabbou déchaine les passions. De nombreux manifestants se bousculent pour prendre des selfies avec le fondateur de l’UDS, devenu, au fil des mois, l’une des figures populaires du Hirak.

Sur les pancartes, les messages des manifestants ont été adaptés pour répondre à l’offre du pouvoir en place qui a désigné un panel de six personnes pour conduire le « dialogue national » tout en promettant la libération des détenus, l’allègement du dispositif sécuritaire et l’ouverture des champs politique et médiatique. « Article 2019 : Yetnahaw ga3 », « Pas de dialogues avec les méchants », « Pas de dialogue avec ceux qui n’ont aucune légitimité », « le maintien des symboles du gang signifie la continuité du système ». Karim Younes, membre du Panel des six, a été la cible de slogans des plus acerbes. Des slogans qui n’ont pas épargné, comme chaque vendredi, le chef d’état-major de l’armée, les médias et la justice.

Malgré la baisse sensible du nombre des manifestants, liée à la période des congés ou probablement à d’autres motifs d’ordre politique, la marche de ce 23 vendredi n’a pas perdu de son intensité ni de ses couleurs. « Ya h’na ya ntouma, maranach habssine (Soit nous, soit vous ! Nous ne nous arrêterons jamais) », ont clamé des dizaines de milliers de manifestants à la capitale.

 


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