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21e marche des étudiants à Alger : « Nous n’avons pas besoin de la faucille, nous avons besoin de la balance »

16 juillet 2019 à 14 h 13 min

Des milliers d’étudiants ont battu le pavé, aujourd’hui à Alger, pour le 21e mardi de suite. Ils réclament notamment l’instauration d’un « Etat civil, non militaire » qui garantit la « liberté de la presse » et « l’indépendance de la justice ».

La marche a démarré à 10h30 depuis la Place des Martyrs, en présence de quelques centaines d’étudiants et de nombreux policiers en civil. Les banderoles de « Badissia, novembriste » étaient-là, comme chaque mardi, visibles de loin. Mais ce n’est qu’un ornement trompeur. Une fois l’hymne national chanté, les étudiants observent une minute de silence à la mémoire des jeunes supporteurs des Verts qui ont perdu la vie, dimanche soir à Jijel. La foule entame sa marche en scandant « Etat civil, non militaire », un slogan qui a gagné énormément de terrain depuis que le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, l’a critiqué rudement.

Les étudiants, soutenus par des têtes grisonnantes, traversent Bab Azzoune. Les arcades du quartier populaire ont vibré, là aussi, au rythme de « Madania machi 3askaria » clamé par les riverains au passage de la foule juvénile, munie de pancartes dès plus variés. On peut y lire : « Libérez les détenus d’opinion », « Non à la répression », « Non aux médias orientés » et « justice indépendante ». Pour appuyer leurs messages écrits, ils ont crié haut et fort : « Le peuple veut une presse libre et une justice indépendante ».

Arrivés à Place Port Said, les manifestants scandent : « Ma nsahqouch el menjel, nessahqou ghir el mizane (nous n’avons pas besoin de la faucille, nous avons besoin de la balance)». Un slogan qui vient en réponse directe aux partisans de Gaid Salah qui qualifient l’emprisonnement de plusieurs anciens haut responsables et hommes d’affaires d’opération « Faucille». Une manière, pour les étudiants, de dire que le pays à surtout besoin de « justice », symbolisée dans ce chant par la balance. D’ailleurs le chef d’état-major de l’armée a été la ciblé de slogans virulents.

La foule des étudiants, qui n’a cessée de grossir, atteint le centre de la ville vers 11h30. L’accès à la grande poste étant fermé, ils empruntent l’avenue Pasteur, puis descendent au Boulevard Amirouche, avant de remonter vers la rue Didouche et Place Audin. Le long du trajet, les étudiants, devenus des milliers, ont clamé « Le peuple ne veut plus du pouvoir des militaires », « les médias sont des flagorneurs », « Libérez Bouregâa !» et « pas d’élections avec les gangs ».

Les jeunes marcheurs ont commencé à se disperser vers 12h30.


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