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Selon une étude du bureau régional sur l’évolution du Covid-19 : 190 000 décès en Afrique durant une flambée plus prolongée, selon l’OMS

09 mai 2020 à 10 h 05 min

Alors que de nombreux scientifiques parlent d’une éventuelle extinction du virus dans les prochains mois, notamment en Afrique, l’OMS prédit une circulation plus longue du Covid-19 et les formes graves de cette maladie toucheront les plus jeunes, selon une étude du bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Les résultats de cette étude ont révélé que «83 000 à 190 000 personnes en Afrique pourraient mourir du Covid-19 et 29 à 44 millions pourraient être infectées au cours de la première année». Un lourd bilan est attendu selon l’organisation onusienne si les mesures de confinement échouent, indique un communiqué reçu par l’AFP à Brazzaville, siège régional de l’organisation.

La recherche, qui est basée sur la modélisation des prévisions, examine 47 pays de la région africaine de l’OMS avec une population totale d’un milliard de personnes, est-il indiqué.

Le modèle prédit un taux de transmission plus lent observé sur le continent par rapport à l’Europe, notamment l’âge inférieur des personnes atteintes de maladies graves et des taux de mortalité inférieurs à ceux observés dans les pays les plus touchés du reste du monde et de souligner que «cela est largement dû à des facteurs sociaux et environnementaux qui ralentissent la transmission et à une population plus jeune qui a bénéficié de la lutte contre les maladies transmissibles telles que le VIH et la tuberculose pour réduire les vulnérabilités possibles.».

L’étude de l’OMS estime que «le taux de transmission plus faible suggère cependant une flambée plus prolongée sur quelques années», et de signaler que «les petits pays africains aux côtés de l’Algérie, de l’Afrique du Sud et du Cameroun couraient un risque élevé si les mesures de confinement n’étaient pas prioritaires.»

Pour le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, bien que le Covid-19 ne se propage probablement pas de manière aussi exponentielle en Afrique qu’ailleurs dans le monde, «il risque de couver dans les points chauds de transmission», a-t-il déclaré. «Le Covid-19 pourrait devenir un acteur incontournable de nos vies au cours des prochaines années, à moins qu’une approche proactive ne soit adoptée par de nombreux gouvernements de la région.

Nous devons tester, tracer, isoler et traiter», affirme la même source. «L’importance de promouvoir des mesures de confinement efficaces est de plus en plus cruciale, car une transmission soutenue et généralisée du virus pourrait gravement submerger nos systèmes de santé», a déclaré le Dr Moeti et d’ajouter : «Il est beaucoup plus coûteux de freiner une épidémie à grande échelle que les mesures préventives en cours que les gouvernements prennent pour contenir la propagation du virus.»

Par ailleurs, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que les mesures de sortie de confinement devraient être prises avec une prudence extrême.

«Le risque d’un retour au confinement reste très réel si les pays ne gèrent pas cette transition avec une prudence extrême, en adoptant une approche par étapes», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse en ligne depuis Genève en rappelant les six critères que l’OMS invite les pays à prendre en compte, à savoir une surveillance forte, l’isolement, le dépistage et le traitement de chaque cas, le traçage de tous les contacts, l’adoption de mesures de prévention suffisantes sur les lieux de travail et dans les écoles, et la pleine coopération du public avec la nouvelle norme post-confinement.

Selon le premier responsable de l’OMS, plus de 3,5 millions de cas de Covid-19 et près de 250 000 décès ont été signalés à l’OMS, et environ 80 000 nouveaux cas en moyenne ont été rapportés chaque jour. «Il ne s’agit pas seulement de chiffres. Chacun de ces cas est la mère, le père, le fils, la fille, le frère, la sœur ou l’ami de quelqu’un», a-t-il déclaré.



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