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A l’approche de la présidentielle de 2019 : Le FLN mis en veilleuse

27 novembre 2018 à 11 h 21 min

A quoi rime le remue-ménage en cours au sein du FLN ? Quel est le plan en préparation qui justifierait un tel séisme à moins de six mois de la présidentielle ? Les réponses à ces interrogations n’interviendront que dans quelques semaines, voire dans quelques mois.

En tout cas, les cadres et militants de l’ex-parti unique semblent toujours groggy par l’effet de la décision surprenante de la dissolution de toutes les instances de leur formation. Ils ne s’attendaient visiblement pas à une telle démarche radicale, alors que le FLN était déjà engagé dans la pré-campagne électorale pour le 5e mandat du chef de l’Etat.

En effet, si certains d’entre eux, notamment les contestataires et les anciens membres du mouvement de redressement, se sont réjouis après le limogeage de Djamel Ould Abbès, ils sont restés bouche bée après les annonces faites hier par le coordinateur de l’instance dirigeante, Mouad Bouchareb.

Ils ne trouvent visiblement pas d’explication à la décision et ils hésitent à se prononcer de crainte d’être excommuniés et subir ainsi le sort des nombreux cadres poussés vers la porte. Pourtant, la création de la nouvelle direction et la décision d’aller vers un congrès extraordinaire sont contraires aux textes du parti.

Car le cas de la vacance du poste de secrétaire général est résolu par l’article 36 des statuts du FLN. Selon cet article, en cas de vacance du poste de secrétaire général, l’intérim sera assuré par le membre le plus âgé du bureau politique. Une session extraordinaire du CC est, selon la même disposition, convoquée dans un délai de 30 jours pour élire un nouveau secrétaire général.

Pourquoi l’article n’a-t-il pas été respecté ? Pour justifier cette décision, Mouad Bouchareb se cache derrière le président de la République, qui est aussi président du parti, lequel dispose de la prérogative «de convoquer un congrès ordinaire ou extraordinaire (article 31 des statuts)». Mais l’explication ne tient pas la route, d’autant que la décision porte aussi sur la dissolution du Comité central (CC) qui est l’instance suprême entre deux congrès.

Remake du scénario de 2004

L’autre interrogation porte aussi sur la désignation de Mouad Bouchareb, lui-même comme responsable de l’instance dirigeante, quelques jours seulement après son installation, suite à un coup de force, à la tête de l’APN.

L’homme a bénéficié ainsi d’une double promotion, alors qu’il ne fait même partie du comité central de l’ex-parti unique. En tout cas, cette décision de «désactiver» le parti rappelle étrangement le scénario de 2004. A l’époque, rappelons-le, le pouvoir a eu recours, à la veille du scrutin présidentiel, au gel des activités du FLN pour barrer la route d’El Mouradia à son secrétaire général d’alors, Ali Benflis.

La décision avait été prise par le Conseil d’Etat qui a été saisi par le mouvement de redressement, composé de ministres et de caciques du FLN.

La suite est connue. Ali Benflis, sérieux concurrent du président Bouteflika à l’époque, a fini par être évincé du parti et le deuxième mandat a été validé. Mais cette fois-ci, il n’y a pas d’opposant dans le parti à «la continuité». Pourquoi alors mettre en veilleuse l’appareil de l’ex-parti unique ?

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