Nabil Asfirane, 3e martyr du hirak | El Watan
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mercredi, 22 janvier, 2020
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14e vendredi du mouvement populaire

Nabil Asfirane, 3e martyr du hirak

26 mai 2019 à 9 h 34 min

Nabil Asfirane, un manifestant de 48 ans, père de 3 enfants, originaire de Guenzet (Sétif ), a été terrassé par une crise cardiaque en pleine marche à Alger du 14e vendredi du mouvement populaire.

Il a été enterré au cimetière d’El Madania, accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse qui a tenu à faire le déplacement afin d’honorer le 3e martyr de la révolution du Sourire.

Il aura été fidèle à son combat jusqu’au bout, à savoir lutter pour une Algérie moderne et démocratique, qui doit impérativement faire la coupure avec le système qui l’a menée vers les abîmes et les incertitudes.

D’après les témoignages de ceux qui l’ont connu et qui ont fait un petit bout de chemin de vie avec lui, il disait : «Je n’ai raté aucune marche, donc je continuerai jusqu’à mon dernier souffle.» Un signe prémonitoire sur la trajectoire que va prendre sa destinée.

L’Algérie au cœur, le combat pour la démocratie aux tripes, armé de ses convictions et de sa détermination à en finir avec la dictature, Nabil tenait à être présent auprès des siens à chacune des marches du vendredi. «Il aura également la place qu’il mérite au panthéon des hommes qui auront bâti la IIe République», témoigne un proche sur Facebook.

Sur les réseaux sociaux, l’émotion est à son comble. Djalil Kezzala, le cœur brisé, écrit : «Un collègue, un ami, un grand frère, un militant fidèle de la cause nationale, une personne exceptionnelle de par sa gentillesse, sa bonté et sa joie de vivre nous a quittés.»

Rappelons que le premier martyr des marches de contestation du vendredi a été Hassan Benkhedda, fils de Benyoucef Benkhedda, le deuxième président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). L’homme de 60 ans est décédé d’un arrêt cardiaque lors de la marche populaire de vendredi à Alger du 1er mars 2019.

Il s’est effondré lors d’un mouvement de foule compacte. Le second martyr a été Ramzi Yettou : victime de la répression, il a succombé à l’âge de 23 ans, vendredi 19 avril, des suites d’une hémorragie interne et de blessures à la tête après avoir reçu des coups de la part de policiers lors de la grande marche du vendredi 12 avril.

Il avait été battu par des agents de police, selon le témoignage d’un secouriste bénévole qui a recueilli ses derniers mots avant qu’il ne perde complètement connaissance.


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