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La mort est une maladie virale contractée à la naissance

29 janvier 2019 à 11 h 00 min

Il est une tradition qui consiste à ne pas critiquer les morts, par respect au défunt, à sa famille et au concept même de la mort, qui rend égaux tous les hommes et femmes. Mais puisque l’on parle de réformes, y compris dans les hautes sphères de l’Etat, on pourrait revenir sur celui qui est mort hier.

Au-delà des différentes fonctions d’Etat qu’il a occupées mais n’auront que peu apporté au pays, il y a surtout cette morbide propension du régime à garder à leur poste des personnes malades sans penser à les remplacer avant en les accompagnant dignement vers des structures spécialisées.

Comme Mourad Medelci, mort en tant que président du Conseil constitutionnel, Abdelkader Bensalah va probablement lui aussi mourir en tant que président du Sénat, s’il ne remplace pas le défunt président du Conseil constitutionnel, et peut-être même que Abdelaziz Bouteflika va mourir en tant que président.

Que ces trois hommes d’Etat soient originaires de la même région n’est pas le plus important, c’est surtout cette insistance à entretenir une gérontocratie malade pour gouverner un pays dont la majorité a moins de 35 ans, engendrant un cortège d’effets secondaires, impuissance, stérilité, insuffisance respiratoire, diminution des capacités motrices, surdité, arthrose, ronflements, flatulences, mauvaise humeur et autres incontinences.

Ce refus de vieillir ou plutôt d’insister à vieillir sur le dos de ses enfants en voulant garder ses privilèges, comme de nobles seigneurs héréditaires, jusqu’à la mort, a forcément des conséquences sur le collectif.

Pour revenir au dernier défunt enterré hier dans le cimetière désormais familial de Ben Aknoun, on doit rappeler que c’est sous son règne que la Constitution, dont les hauts responsables ne manquent jamais de souligner la «sacralité», a été triturée plusieurs fois jusqu’à offrir 5 mandats de 5 ans au même homme, soit 25 ans, ce qui ne s’est jamais vu en Algérie. Une Constitution rabaissée, rabaissant de fait toute la population qui y croit encore.

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