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Quand le peuple s’éveillera

17 février 2019 à 10 h 00 min

Mercredi dernier, le nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, avait quitté l’hôpital après 17 jours d’hospitalisation à cause de problèmes gastriques. Il avait voulu retourner à la Présidence, mais les médecins l’en ont empêché par mesure de précaution. Il avait néanmoins continué à gérer les affaires de son pays à partir de son lit d’hôpital. Pourtant, l’AFP, citant des témoignages, a affirmé que le Brésil «a été paralysé» durant toute cette période.

Que doivent dire alors les Algériens qui voient leur pays empêtré depuis au moins 15 ans, parce qu’un homme, mû par un ego démesuré et totalement handicapé par la maladie, a décidé de rester coûte que coûte au pouvoir et de ne le quitter que dans un cercueil, même si pour cela l’Algérie doit en payer le prix fort en sombrant dans le chaos ?

Il avait trompé les citoyens en 2012 en annonçant à Sétif : «Tab djenanna, laissons la place aux jeunes.» Pure promesse, bien entendu, et à laquelle personne n’a cru, à part ses partisans inconditionnels qui se recrutent surtout parmi la «mafia politico-financière», pour reprendre la formule de Sid Ahmed Ghozali, et parmi certains nouveaux riches, pour lesquels on s’interroge sur l’origine de leurs fortunes. Bouteflika et son clan ont gouverné par la corruption, le népotisme et la dilapidation des richesses nationales. Même Dieu n’a pas échappé à leur folie corruptrice. Ils ont construit des mosquées dans l’espoir qu’ils les lavera de leurs péchés et de leurs forfaitures.

Le pouvoir poursuit sa politique malfaisante pour endormir et neutraliser les citoyens, et s’il faut pour cela, vider les caisses de l’Etat. Comment comprendre cette décision faite juste après l’annonce de la 5e candidature de Bouteflika et disant qu’il n’est pas question de poursuivre les bénéficiaires de l’Ansej, de la CNRC et de l’Angem s’ils ne sont pas en mesure de rembourser ? Qui autorise un ministre ou le président de la République de dilapider et de jeter par les fenêtres l’argent du contribuable ?

Les maîtres du pays ne reculent devant aucune forfaiture pour espérer faire avaler la couleuvre du 5e mandat. Louisa Hanoune n’est pas allée par 36 chemins pour dénoncer dans cette candidature une «démarche totalitaire» et une «pire pratique que celles connues sous le régime du parti unique». Elle a toutes les raisons du monde de le souligner. Après la carotte, le bâton. Le chantage est exercé sur les travailleurs, tous secteurs confondus, pour qu’ils valident la nouvelle imposture qui se met en place. Le ministre de l’Intérieur, M. Bedoui, se fait plus méchant en parlant des «ennemis du peuple qui dénoncent le 5e mandat». Et le général-major Gaïd Salah, se départissant du rôle supposé être neutre de l’armée, dénonce «les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur».

Toutes ces menaces n’ont pas empêché «les ennemis du peuple» de sortir dans la rue à travers tout le territoire national pour exprimer leur colère contre les fossoyeurs de l’Algérie. Ces derniers ont cru avoir dompté les Algériens et ont privatisé l’Algérie. Le colonialisme français n’a pas dompté ce peuple, malgré 132 ans de répression. Ce n’est pas en écartant Mustapha Lahbiri de la DGSN qu’ils le neutraliseront. Les Algériens ne sont pas des moutons qu’on mène facilement à l’abattoir. La répression s’annonce dure. Mais la dignité et l’amour de la liberté des Algériens gagneront.

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