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vendredi, 14 décembre, 2018
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La paix, pas l’apartheid

12 juillet 2018 à 2 h 01 min

Il y a une quinzaine d’années, l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, publiait un livre au titre prémonitoire : Palestine, la paix, pas l’apartheid.

Ce qui n’a pas manqué à l’époque, en dépit de son statut, de lui attirer quelques inimitiés, non seulement en Israël, mais également à travers le monde, là où les sympathies sionistes se sont offusquées de l’emploi du terme apartheid qui renvoyait à la discrimination et au développement séparé des races, en vigueur en Afrique du Sud à partir de 1948 jusqu’à son abolition en 1994. Une des pires tragédies du XXe siècle après la Seconde Guerre mondiale.

Le Prix Nobel de la paix de 2002, qui voulait s’imposer en tant que médiateur dans les conflits internationaux, avait sans doute compris que l’idéologie de l’Etat  sioniste conduirait forcément, tôt ou tard, après quatre guerres israélo-arabes et deux agressions contre le Liban, à cet état de fait.

Aujourd’hui, plus que par le passé, la réalité et en dépit des Accords d’Oslo et des négociations forcément vouées à l’échec de par l’attitude israélienne, le blocus de la bande de Ghaza, la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie et l’annexion de facto de Jérusalem-Est avec le transfert de l’ambassade américaine décidé par le président Donald Trump, le gouvernement ultraconservateur de Benyamin Netanyahu est encore plus déterminé à poursuivre sa politique discriminatoire à l’égard des Palestiniens.

Non seulement en intensifiant la colonisation, comme l’attestent les expulsions massives de populations palestiniennes de localités de Cisjordanie, l’installation de nouvelles implantations juives dans les Territoires occupés et à Jérusalem-Est, rendant ainsi irréaliste, voire illusoire la solution de deux peuples, deux Etats.

Mais aussi, en maintenant l’étau autour de Ghaza, où plus d’un million et demi de personnes s’entassent dans des conditions difficiles, soumise à un blocus maritime imposé par l’armée israélienne qui l’isole du reste du monde, frappée par un chômage qui touche plus de la moitié de la population.

Depuis des mois, des milliers de personnes manifestent pacifiquement le long de la frontière au péril de leur vie pour réclamer leur droit au retour sur les terres de leurs ancêtres. Plusieurs centaines de Palestiniens ont été victimes des tirs de l’armée israélienne et sont venus s’ajouter aux milliers d’autres détenus dans les prisons en Israël.

Comment ne pas admettre que jusqu’à présent cet état de fait imposé par Israël aux Palestiniens ne ressemble pas à celui vécu par la population noire en Afrique du Sud du temps de l’apartheid ?

Et si l’on a encore des doutes, il suffit de savoir qu’actuellement le Parlement israélien s’apprête à voter une loi discriminatoire qui permettra d’établir des communautés et localités juives, excluant ainsi les Arabes, les druzes, etc.

Et faire de l’hébreu la langue officielle, alors que depuis 1948 l’arabe et l’hébreu sont considérés comme des langues officielles. La volonté de faire d’Israël un Etat exclusivement juif serait alors concrétisée, même s’il se trouve encore des personnes qui désapprouvent le dessein de Netanyahu, à l’instar du très honorifique président d’Israël.

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