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Une équipe pharaonique est née !

18 juillet 2019 à 10 h 00 min

Comparée à la sélection du Sénégal qu’elle retrouvera demain pour le challenge de l’apothéose, l’équipe d’Algérie a paru depuis le début de cette CAN-2019 un cran au-dessus. Une cote compétitive légèrement plus haute, certes, mais qui, toutefois, ne souligne pas forcément une nette différence de valeur entre les deux antagonistes.

Preuve que le label sénégalais est, lui aussi, d’une facture très respectable, dont la prestation jusque-là ne doit rien au hasard. Les observateurs avisés diront, pour rester dans l’objectivité de l’argumentation, que la sélection algérienne a été plus complète dans ses compartiments de jeu, donc plus performante.

Ce constat, établi par la presse internationale spécialisée, va d’ailleurs au-delà de la comparaison avec les Lions d’Afrique, puisque ces mêmes spécialistes estiment que la formation des Verts a été, jusqu’à la phase finale, celle qui a le plus impressionné par son tempérament offensif, la qualité technique de son potentiel, son intelligence tactique, sa force physique, son mental et son envie d’aller jusqu’au bout du rêve.

Trop de qualificatifs flatteurs à la fois, qui placent notre sélection en position de favorite, mais derrière le rideau, des éloges qui peuvent être formulés, à juste titre, sur un parcours sans faute, un panégyrique qui a déserté depuis des années le lexique du football algérien et qu’on retrouve aujourd’hui avec une certaine fierté sur la base d’une démonstration mille fois méritée, il faut se garder de sombrer dans l’irrationnel pour mieux se préparer à l’émotion finale.

C’est dans cette optique d’optimisme mesuré que nous pouvons dire qu’il y a au moins trois bonnes raisons qui font que les Verts ne peuvent pas perdre cette Coupe d’Afrique.

La première est d’ordre physique. Personne ne peut imaginer un  instant que les hommes de Belmadi puissent se présenter, demain face au Sénégal, diminués sur le plan physique ou manquant de tonus, alors qu’ils ont eu, tout comme leurs adversaires, cinq jours pour se «retaper» et maintenir à jour leur forme.

La puissance physique de l’équipe d’Algérie, illustrée par un travail colossal de pressing, de récupération et de jeu de contre-attaque épuisant, est, il faut le dire, devenue le capital le plus précieux de la sélection, son atout maître, qui a été considérablement soigné par le staff technique et médical depuis l’arrivée de Djamal Belmadi.

Les joueurs algériens tiennent désormais sur une longue distance (on les a vus durant les prolongations) avec un rythme absolument soutenu, alors que durant les années précédentes ils avaient du mal à maintenir la cadence de bout en bout. C’est un progrès énorme pour l’E.N., qui est capable de rationaliser ses forces dans un match de haut niveau et face à un adversaire qui ne lui laisse aucun répit.

Face aux Ivoiriens et ensuite aux Nigérians, pas un seul instant les Algériens n’ont douté sur les réserves physiques des Verts à pouvoir contenir les assauts foudroyants de leurs vis-à-vis, encore moins sur leurs capacités à répliquer avec la même fougue, la même amplitude dans l’effort et le dernier geste. Nos joueurs arrivent à remporter facilement les duels parfois forts improbables, c’est la preuve que leur engagement a gagné en densité et qu’il sera encore déterminant en finale.

La deuxième raison qui pourrait faire croire que l’E.N serait en danger face au Sénégal est d’ordre technico-tactique et que dans ce registre les positions et les schémas qu’elle a tenus avec beaucoup de maîtrise et de sang-froid durant toute la compétition pourraient être perturbés ou déstabilisés.

On peut certes penser que les Verts n’auront pas la partie facile devant des compétiteurs qui ont une bonne expérience et suffisamment de maturité pour livrer une féroce opposition, notamment à un jet de la consécration, mais de là à imaginer encore qu’elle perdrait subitement son bel équilibre sous prétexte que la tension serait à son paroxysme, relèverait du pur fantasme.

Non, bien adossée sur ses principes de jeu et sur la qualité intrinsèque de ses éléments, la sélection nationale, qui a su monter en puissance sur le plan compétitif, ne peut se permettre la moindre incartade concernant son organisation et sa structuration sur le terrain.

Rien ne pourrait justifier la désagrégation subite d’un agencement technique et tactique aussi bien élaboré, et c’est ce qui met en confiance les millions d’Algériens qui ne se trompent pas en disant qu’une grande équipe, solidaire, généreuse est née en Egypte, après avoir été, il y a moins d’une année, l’ombre d’elle-même, dans un état de délabrement avancé. La résurrection est venue par le travail, la discipline, la conviction, et l’esprit… guerrier.

Nous venons à la troisième raison, qui pourrait, elle aussi, être un élément de déséquilibre, et qui a un rapport avec le mental. C’est comme si on viendrait à pressentir que notre équipe nationale manquerait, dans cet ultime round, de motivation et de cran pour terminer en beauté sa course.

Ce serait là aussi vaine spéculation, puisque dans les moments les plus durs de la compétition africaine, et loin de ses bases, la formation nationale a toujours fait montre d’une ténacité mentale impressionnante. Au plan psychologique, tous les spécialistes du football ont relevé précisément cette force intérieure qui habite tous  les joueurs sans exception et qui les transforme en de redoutables conquérants.

Il y a incontestablement un travail cérébral énorme qui a été réalisé pour voir un groupe évoluer avec une telle détermination, et pouvoir résister aux fortes tensions. Ce groupe a appris à être solidaire avant de livrer bataille. C’est en regardant dans la même direction, avec la même envie qu’il a réussi à rendre performante la richesse technique de son effectif. Le résultat est aujourd’hui tout simplement fabuleux.

Il est d’autant plus précieux qu’il nous autorise à faire les projections les plus séduisantes pour l’avenir, la Coupe d’Afrique livrée au Caire n’étant qu’une page glorieuse parmi celles qui restent à écrire, si Belmadi et sa troupe resteront au diapason d’une aspiration populaire aussi intense et aussi réaliste que celle qui est incarnée par le…hirak.

C’est au peuple en lutte pour sa liberté que la victoire sera dédiée. Pour que la communion soit totale. En dehors de toute forme de démagogie, et de toute tentative de récupération politique. 


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