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La JSK a perdu pied à Sousse

23 juillet 2007 à 0 h 17 min

Sousse.
De notre envoyé spécial

Les Canaris n’ont pas pesé lourd devant les hommes de Bertrand Marchand qui ont fait, faut-il l’avouer, cavalier seul. Ils ont dominé les débats de bout en bout sans qu’il y ait la moindre résistance de la part de la JSK.
Crispés, mal inspirés, les joueurs de la JSK ont été dépassés par les événements. C’est l’amer constat fait sur place par les observateurs qui n’ont pas reconnu la fringante équipe du championnat. Il faut dire qu’avant le coup d’envoi de cette partie, beaucoup d’indices laissaient présager un tel naufrage des Canaris.
Dès leur arrivée en terre tunisienne, les joueurs ont été soumis à une grosse pression de la part de certains accompagnateurs, et ce, sans raison aucune. Pas de déclarations à la presse, aucun contact avec le monde extérieur et une préparation sous haute tension, autant de facteurs qui ont fait croire aux coéquipiers du Béninois Wassiou qu’ils allaient disputer le match de la dernière chance.
Pourtant le parcours est encore long. Erreur de stratégie payée cash sur la belle pelouse du stade de Sousse. C’est dire que l’avant-match a été mal géré par le staff technique qui, en principe, est assez aguerri à ce genre de rendez-vous. Tactiquement le représentant algérien n’a pas été à la hauteur. Une défense dépassée, un milieu de terrain boiteux littéralement conquis par l’ES Sahel et une attaque absente malgré la bonne volonté de Saïbi et Athmani.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’entame de la partie fut dramatique pour les poulains de Kamel Mouassa. Une minute seulement après le coup d’envoi, le remuant attaquant, Chermiti, a cueilli à froid la défense kabyle.
Cette précoce ouverture du score a complètement perturbé la JSK, mal préparée psychologiquement pour les raisons citées précédemment. Mieux organisés sur le terrain et plus volontaires, les Tunisiens ont fait boire le calice jusqu’à la lie aux Algériens. Profitant d’une situation inespérée, l’Etoile du Sahel poursuit son forcing pour ajouter deux autres buts par le truchement de Mejdi (49’) et Gilson Silva (52’).
Un scénario cauchemardesque rarement vécu par le club le plus titré du pays. Les supporters de la JSK n’en croyaient pas leurs yeux. Le football algérien continue ainsi à broyer du noir. Après la sortie ratée des Verts face à la Guinée, la désillusion de nos «espoirs » aux Jeux africains, c’est au tour de la JSK de se faire humilier en Ligue africaine des clubs champions. Et si l’Entente de Sétif, vainqueur de la Ligue des champions arabe, n’était pas là ?

Déclarations d’après-match

Marchand sauve sa tête

Sur la sellette depuis le semi-échec (0-0) concédé à Sousse contre Al Ittihad (Libye), l’entraîneur de l’ES Sahel, le Français Bertrand Marchand, aura réussi à sauver sa tête. La large victoire (3-0) remportée face à la JSK constitue, en effet, une réponse de l’entraîneur à ses détracteurs. Marchand nourrissait de gros soucis avant le match surtout qu’il présageait une grande résistance de la part des Canaris. «Franchement, je ne m’attendais pas à remporter le match sur un tel score. Mon équipe a su profiter des erreurs défensives commises par l’adversaire. Le but marqué d’entrée a facilité la tâche à mes joueurs. La JSK a tenté de réagir comme l’attestent les quelques occasions de but créées, mais mon équipe a su gérer le match pour le terminer avec une victoire confortable. Les garçons ont fait un match plein», a déclaré le coach de l’ESS. Il refuse cependant de pavoiser car, selon lui, «nous sommes à mi-chemin, d’où la nécessité de rester concentrés pour parer à toute éventualité». Il planche désormais sur le match retour JSK-ESS prévu le 3 août à Tizi. «C’est un match d’une importance capitale. Il faudra le préparer convenablement pour tenter de revenir avec un résultat probant qui consoliderait nos chances de qualification. Il sera décisif», analyse le technicien français. Par ailleurs, la formation tunisienne, apprend-on sur place, devra rejoindre l’Algérie le 30 ou le 31 juillet.

Mouassa ne perd pas espoir

En dépit de la déconvenue de ses poulains, l’entraîneur Kamel Mouassa ne veut pas abdiquer. Selon lui, rien n’est encore perdu pour la JSK. Et pour cause, il invite ses poulains à ne pas perdre espoir et continuer à y croire. «Nous ne sommes pas éliminés. Cette lourde défaite fait, il est vrai, mal au cœur, mais ce n’est pas, pour autant, une raison de baisser
les bras. Une victoire contre l’ESS au match retour en Algérie nous relancerait. Nous sommes en
mesure de terminer ce tour à la deuxième place qualificative aux demi-finales», positive le coach des Canaris estimant au passage que «mon équipe aurait pu éviter cette défaite n’était la défaillance de la défense. Nous avons payé cash nos erreurs défensives. Sur les trois buts encaissés, deux incombent à notre défense. C’est inadmissible à ce stade de la compétition. Mes joueurs ont facilité la tâche à l’adversaire qui n’en demandait pas mieux pour nous battre», souligne le coach kabyle.

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