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La mémoire de Mai 1945 ressuscitée

16 avril 2018 à 12 h 00 min

Les premiers exemplaires du livre, édité cette fois-ci à compte d’auteur, ont été présentés au grand public, samedi, lors d’une vente- dédicace tenue au Park Mall de Sétif. Notons que le choix du lieu n’est pas fortuit.

«Les Sétifiens savent que le Park Mall et le parc d’attractions ont été érigés en lieu et place de l’ancienne caserne coloniale où ont été parqués, torturés et liquidés des centaines de nationalistes en 1945 et durant la Guerre de Libération nationale.

La symbolique du choix trouve donc tout son sens», révèle Kamel Beniaïche, ayant tenu à mettre son ouvrage entre les mains d’un large public. Ce dernier est venu en nombre à l’événement organisé au niveau du hall central de l’espace où a été ressuscitée la mémoire de tous ceux et celles qui ont été fauchés par la répression impitoyable et aveugle un mardi 8 mai 1945.

Présenté avec une nouvelle couverture, n’ayant besoin d’aucun commentaire, et agrémenté par une 2e préface signée par Dr Bachir Faïd, enseignant et chercheur en histoire moderne à l’université Sétif II (Mohammed Lamine Debaghine), l’ouvrage a été, une fois de plus, bien accueilli par un public intéressé. «A travers son enquête journalistique, l’auteur transmet la mémoire collective d’un peuple qui ne doit pas oublier.

Pour la somme des informations rapportées, ce livre doit non seulement prendre une bonne place dans nos bibliothèques, mais être mis à la disposition de nos enfants, collégiens, lycéens et étudiants pour qu’ils connaissent une facette de notre histoire contemporaine. Pour le bien de notre peuple qui a tant souffert, nous devons tout entreprendre pour encourager nos écrivains, artistes, peintres et tous les autres créatures de notre belle et fertile Algérie», déclare, non sans émotion, Mohammed Dib, député et ex-maire de Sétif.

Ancien arbitre international et consultant, Salim Oussaci abonde dans le même sens : «Convivial et chaleureux à la fois, ce rendez-vous m’a permis de revoir des amis que je n’ai pas vus depuis un certain temps.

Pour combattre ce spleen culturel, la ville de Sétif, ne manquant pourtant pas de moyens, doit aider, soutenir et accompagner les écrivains d’ici et ailleurs. Je profite de l’occasion pour souligner une énième fois que la lecture est la meilleure thérapie contre toutes les formes de violences.»

Des férus du livre ont saisi l’occasion pour poser une question qui taraude beaucoup d’esprits : la cité disposant d’un inestimable potentiel ne mérite-t-elle pas un Café littéraire digne de ce nom ? A méditer.   


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