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«Les circuits d’importation et d’approvisionnement en intrants doivent être assainis»

24 janvier 2011 à 3 h 00 min

-Les éleveurs sont-ils rassurés par l’élargissement du Syrpalac aux viandes blanches, et le prix de 150 DA/kg proposé par le ministère est-il intéressant ?

La décision des pouvoirs publics d’acheter les surplus de production au prix de 150DA/kg dans le cadre du Syrpalac évitera au moins aux éleveurs une mort certaine. Il faut savoir qu’il y a des périodes où les éleveurs enregistrent des pertes qui se chiffrent en plusieurs millions de dinars quand il y a effondrement des prix sur le marché local.
Mais, la protection des professionnels de la filière à long terme nécessite tout de même des actions qui vont au-delà de ce dispositif du Syrpalac. C’est-à-dire que le développement de la filière passe inévitablement par l’organisation et la structuration de tous les maillons de la chaîne, à commencer par les produits vétérinaires et les intrants pour la production des aliments.

-Donc, y a-t-il des contraintes liées à l’approvisionnement en aliments ?

Le problème majeur qui se pose dans la conjoncture actuelle justement est au niveau de la disponibilité des aliments. Avec la spéculation sur les produits de base, comme le maïs et le soja, les aliments de bétail et de volaille ont enregistré des hausses considérables.A l’exception de l’ONAB (Office national des aliments de bétail, ndlr), les aliments fabriqués par les producteurs privés ont enregistré des hausses. Le quintal qui était à 3000 dinars il y a quelques mois, est actuellement à 3900 ou  4000 dinars. Chaque fois, c’est le prétexte de la hausse des cours sur le marché international qui est avancé par les producteurs.

-Les pouvoirs publics jouent-ils leur rôle pour la régulation du marché ?

Depuis l’ouverture du marché, les producteurs privés ont le contrôle sur les prix, ils procèdent à des augmentations librement. D’ailleurs, lors de la récente réunion du ministre de l’Agriculture avec les professionnels de la filière avicole, à laquelle j’ai assisté, il a été décidé de recentrer la politique d’approvisionnement en intrants pour l’alimentation animale à travers l’OAIC et l’ONAB.

-Et l’informel qui occupe une large place dans l’aviculture ne freine-t-il pas l’essor de la filière ?

Comme tous les autres créneaux, il y a des éleveurs qui continuent à exercer loin des circuits réglementaires. Ce sont des éleveurs qui investissent avec leurs propres moyens, mais ils trouvent toujours un moyen pour gagner le marché. Par exemple, pour vendre leur marchandise à l’Etat dans le cadre du Syrpalac, les éleveurs non agréés vont solliciter les exploitants ayant des agréments pour l’introduction de leurs productions dans ce circuit.

-Quelles peuvent être les conséquences de cette tension sur la filière ?

Les conséquences sont déjà là : plusieurs éleveurs ont soit abandonné la production ou diminué leurs élevages. La crise touche désormais les élevages de reproduction. Le poussin est vendu actuellement à 15 DA, alors que récemment il a atteint les 100 DA. Plusieurs producteurs procèdent à l’incinération de poussins, faute de débouchés. Parce que le poussin, il faut le vendre aussitôt produit, sinon les pertes seront considérables. Dans l’ensemble, quand on parle de la filière avicole, il ne faut pas se limiter à la production du poulet de chair, mais il y a d’autres segments qu’il ne faut pas perdre de vue, comme la production des œufs de consommation, des œufs de reproduction destinés aux couveuses et autres.              

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