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L’accusé entretenait des relations avec les auteurs de l’assassinat de Alloula

14 mars 2005 à 0 h 00 min

Selon les faits consignés dans l’arrêt de renvoi, l’accusé, un ex-sympathisant actif de l’ex-FIS, était en relation avec un groupuscule armé du FIDA qui écumait la région d’Oran au cours de ladite période et qui a, entre autres, à son actif l’assassinat du dramaturge Abdelkader Alloula perpétré le 10 mars 1994. Les criminels étaient en fait des voisins de l’accusé dans le quartier Victor Hugo. M. Abdelmadjid faisait la collecte d’argent qu’il distribuait aux familles des terroristes. Avec l’aide de l’un de ses complices, H. F. qui était à l’époque des faits l’un des responsables du bureau MSP (Hamas) à Victor Hugo, (son lieu de résidence à l’époque), l’accusé organisait des rencontres clandestines auxquelles participaient des terroristes opérant dans le grand Oran, qui avaient pour principaux thèmes l’atteinte à la sûreté de l’Etat et l’organisation d’attentats contre tous ceux qui n’adoptaient pas leur idéologie intégriste. Fin 1994, M. Abdelmadjid a fui au Maroc avec de faux documents en ayant eu vent du démantèlement du réseau de soutien qu’il approvisionnait financièrement. A cette époque, il a été condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle par la cour spéciale d’Oran. L’accusé est resté quelques mois au Maroc avant d’effectuer un long périple entrecoupé d’étapes en Libye, au Soudan, au Yémen et au Liban. Il a séjourné plus de deux ans en Syrie où il a poursuivi ses études au terme desquelles il a réussi à décrocher une licence en sciences islamiques.
En 1996, il s’est installé au Liban où il s’est marié et est parvenu à obtenir la nationalité libanaise. En septembre 2004, probablement pris de remords et voulant libérer sa conscience, il est revenu à Oran pour se livrer aux éléments des services de sécurité. Hier à la barre, s’exprimant dans un arabe parfait, l’accusé a nié une partie des faits en arguant du fait qu’il «n’avait aucune idée sur les véritables activités des terroristes avec lesquels il entretenait des relations à l’époque.» L’unique témoin dans cette affaire, M. Abdelaziz, qui avait déjà purgé une peine de prison pour appartenance à un groupe terroriste et qui avait été arrêté en 1994 par les forces de sécurité en possession d’une arme à feu, a déclaré, après avoir récité un verset du Coran, «n’avoir rien à voir avec cette affaire», avant d’ajouter avec arrogance et en implorant la justice divine : «Je n’ai pas peur de la mort.» Son attitude ostentatoire a quelque peu suscité le mécontentement de la présidente de la cour qui le pria de quitter la salle d’audience. Le représentant du ministère public a mis l’accent sur la gravité des faits et le rôle important qui était joué par les réseaux de soutien aux groupes armés. Il a conclu son réquisitoire en requérant une peine de 15 années de réclusion criminelle contre l’accusé. L’avocat de la défense a mis en exergue ce qu’il a qualifié de «bonne foi» de son mandant qui «était installé au Liban et est revenu en Algérie pour se constituer prisonnier. «La situation de mon client mérite d’être prise en considération», a souligné la défense, avant de rappeler que «des repentis ont bénéficié de la loi sur la concorde civile.» Au terme des délibérations, la cour criminelle a condamné M. Abdelmadjid à 3 ans de prison ferme.


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