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Cadre de vie : Le ras-le-bol des riverains d’Aïn El Beida

07 juin 2009 à 18 h 24 min

Des habitants de l’agglomération rurale d’Aïn El Beida, appuyés par des représentants du mouvement associatif, viennent de lancer un énième appel aux responsables de la commune et de la daïra d’Es-sénia, pour la délocalisation des marchands ambulants qui squattent trois artères en plein centre de la localité, et qui ont fini par les transformer en marché «illicite» à ciel ouvert. Selon des résidents dont les habitations sont mitoyennes avec le marché, qui se sont déplacés, mercredi, au siège de notre rédaction, c’est un véritable clavaire qu’ils endurent quotidiennement puisque, outre les nuisances sonores et les odeurs nauséabondes, ce marché est à l’origine de nombreux point noirs qui se transforment en décharges à ciel ouvert, chaque soir, lorsque les ambulants plient bagage.

Si les marchands de fruits et légumes occupent «librement» deux grandes artères depuis maintenant plusieurs mois, des dizaines de revendeurs de pain, de fruits de saison, d’articles ménagers, etc., prennent possession, chaque jour, d’une grande partie de la placette dite de «la poste». L’espace, déjà exigu, est occupé par les transporteurs de la ligne 28 reliant Aïn El Beida à Oran et surtout par des dizaines de transporteurs clandestins, ce qui perturbe énormément la fluidité de la circulation automobile et piétonnière au niveau de ce site où l’anarchie règne en maître. «Nous avons peur pour nos enfants, car l’école primaire est à quelques mètres seulement de cette placette par où passent quotidiennement des dizaines d’écoliers», indique un habitant mitoyen avec cette place. Notre interlocuteur précise, en outre, que ces marchands illicites, tout comme les transporteurs clandestins ont été à maintes reprises chassés des lieux, mais à chaque fois qu’ils constatent l’absence des services de l’ordre, ils reviennent à la charge et réinvestissent les lieux. «Nous sommes quotidiennement témoins de rixes entre transporteurs clandestins ou entre marchands ambulants», fait savoir un habitant de la localité qui affirme que les responsables concernés ont maintes fois été interpellés pour prendre en charge ce problème et interdire à la fois aux clandestins et aux marchands d’occuper les lieux. Pourtant, assure notre interlocuteur, il existe bien un marché couvert qui n’est pas exploité.


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