Ali La Pointe | El Watan
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Ali La Pointe

08 octobre 2007 à 22 h 58 min

Très vite, il remplit son casier judiciaire de différentes condamnations pour vols d’effets militaires, coups et blessures volontaires, violence et voie de faits à agents et tentative d’homicide volontaire. Il s’évadera du chantier de travail à Médéa où il y purgeait une peine.
pour clore définitivement avec son passé, il s’engage dans la lutte et la révolution contre l’occupant.
Très vite il est présenté à Yacef Saâdi qui l’incorpore dans son groupe. C’est ce que rapportera l’ensemble de la presse locale en 1957, à la suite de l’explosion causant la mort d’Ali La Pointe. De nombreux articles reviennent sur les différents attentats orchestrés par lui et le grand patron de la Zone autonome et quelques coupures de presse relateront la fameuse explosion du 5, rue des abderames en précisant qu’«Ali LaPointe ne s’est pas fait sauter, il a été attaqué dans son repère hermétique par les bérets verts», note l’Echo d’Alger.
L’objectif pour la presse de l’époque est clair : il ne faut pas en faire un martyr qui a préféré se faire exploser plutôt que de se rendre. Il s’agissait de ne pas susciter des envies de suivre son exemple. Mais ce que les journaux ne disent pas, c’est qu’Ali faisait peur. Sa ténacité à défier l’adversaire, sa pugnacité et son courage alimentent l’espoir, enhardissent les plus revêches à s’engager et symbolisent l’algérien dans toute sa dimension culturelle et cultuelle. Il avait «el rahba», se souvient Zohra Drif. Et de poursuivre : «Avec lui, on était intouchables, il avait la puissance, le courage. Les français avaient très peur de lui. Si on se retrouvait face à un barrage, il fonçait, il n’hésitait pas et il n’avait pas peur.» Zohra Drif a de l’admiration dans la voix. Son regard s’éclaire lorsqu’elle évoque le révolutionnaire qu’elle désignera parfois de loufoque et d’enfantin. «Il aimait faire des blagues et rigoler de choses enfantines comme un gosse. Comme quelqu’un qui n’a jamais eu la chance d’être un enfant», évoque-t-elle soudain pensive.
Ali La Pointe, qui a certes connu la misère, s’est engagé pour d’autres raisons. «C’est difficile à dire et les seuls termes qui me viennent à l’esprit sont religieux, mais je dois dire que lorsque je pense à l’engagement d’Ali je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de rachat.» Elle s’explique : «Nous connaissions le passé d’Ali et d’ailleurs qui n’était pas proxénète à l’époque, mais lorsqu’il a combattu, on a l’impression qu’il voulait racheter ses erreurs, rattraper ses égarements.» Et c’est ce qui fera qu’il ira jusqu’au bout.


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