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Quand algerie-focus.com inaugure le journalisme interactif

06 novembre 2010 à 3 h 00 min

Lancé le 1er novembre 2008, il vient de souffler sa deuxième bougie. Une occasion de jeter un œil dans le rétroviseur et d’esquisser un premier bilan d’une expérience fort probante. «L’idée de la création de ce canard électronique est née à la fois d’un constat et d’une nécessité. D’abord, j’avais remarqué en discutant avec des amis journalistes algériens qu’une certaine atonie avait fini par les affecter.
Blasés et contraints, ils se contentaient de pratiquer un journalisme statique : traitement des dépêches d’agences, articles factuels, etc.»,  explique Fayçal Anseur, fondateur et rédacteur en chef du site.

Détaillant l’identité et la philosophie éditoriale de ce nouveau média, Fayçal Anseur dira : «La philosophie de algerie-focus.com est simple : un média indépendant traitant des sujets de fond sur l’Algérie, mais sous un angle plus large, c’est-à-dire, essayer de comprendre l’Algérie de l’intérieur en la replaçant dans un univers mondial et mondialisé.»    Pour se démarquer, l’équipe fondatrice du site mise d’emblée sur la technologie en vue de monter un véritable média interactif : «Afin de prendre le train en marche et de se mettre au standard international, nous avions décidé de créer avec nos petits moyens un média dans l’esprit de l’Internet 2.0, interactif et participatif, faisant la part belle aux multimédias : vidéos, podcasts, blogs, etc.»

Pour la question du modèle économique, force est de constater que le site peine, comme tous les journaux électroniques, à capter de la pub devant la frilosité des annonceurs DZ :  «Notre journal est bien visible désormais sur la toile et a réussi à fidéliser un lectorat de plus en plus important.  Mais nous peinons à décrocher des contrats de publicité avec des annonceurs algériens. Nous en avons contacté plusieurs, des plus gros aux petites entreprises, mais en vain», regrette Fayçal Anseur. Au plan technique, notre confrère exhorte ardemment les pouvoirs publics à faire un effort sur le débit.

D’ailleurs, il n’hésite pas à assimiler ces entraves techniques à une forme sournoise de censure : «Je remarque que l’Internet algérien ne souffre pas d’une censure à la hussarde comme c’est le cas chez notre voisin tunisien par exemple.
Mais si l’on décide de maintenir un Internet bas débit en Algérie afin de décourager les internautes, cela reviendrait à estimer qu’il s’agirait d’une volonté de pratiquer une censure ‘’subtile’’, technique, mais qui reste quand même une censure qui ne dit pas son nom.                    
 

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