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Prison ferme pour un matelot

11 avril 2009 à 19 h 29 min

Il est vêtu comme le sont généralement tous les matelots du monde : caban sombre, jeans et chaussures de sport. Il ne lui manquait que la casquette avec un motif représentant une ancre au dessus de la visière. «Je suis innocent M. le juge ! J’ai débarqué du navire quelques jours avant qu’il ne lève l’ancre en 1998 pour quitter le port d’Oran», clame-t-il d’un ton rauque. «Pourquoi alors avez-vous pris la fuite?», interroge le président. «J’ai quitté le pays pour honorer des engagements, mais je ne savais pas que la police était à ma recherche», balbutie-t-il sans convaincre. Selon l’acte d’accusation, au cours du deuxième trimestre de l’année 1999, les forces de sécurité ont opéré une fouille minutieuse à l’intérieur d’un navire, battant pavillon libyen, amarré au quai du port d’Oran et ce, suite à des renseignements faisant état d’un trafic de drogue international. La fouille s’est soldée par la saisie de 899 kilogrammes de résine de cannabis découpée en plaquettes et dispatchée à travers 36 valises. La drogue a été découverte dans la cale du navire.
Les résultats des investigations ont fait ressortir que la drogue appartenait à D. Nourredine, qui était affecté à une tâche sur les lieux de cette saisie record.

Le mis en cause, qui avait réussi à prendre la fuite à l’époque des faits, a été jugé par défaut par le tribunal correctionnel de Seddikia au début de l’année 2000. Il a été condamné par contumace à une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 DA. En 2005, il a bénéficié d’un acquittement prononcé par la cour d’appel d’Oran suite à un pourvoi interjeté par son avocat. Le représentant du ministère public a introduit un appel le 23 juin 2006 et l’accusé a écopé d’une peine de 10 années de prison ferme. Un mandat d’arrêt a également été lancé contre lui.
Il a été appréhendé le 19 mars dernier. D. Nourredine comparaissait deux jours après son arrestation devant cette même cour d’appel. Son défenseur a mis en évidence le fait que son mandant «devrait bénéficier de la prescription», en faisant remarquer qu’il «était victime de la confusion d’un homonyme». Il a conclu en plaidant non coupable en demandant l’acquittement en faveur de son client. L’avocat général a requis le maintien de la peine initiale. Au terme des délibérations, la cour d’appel a maintenu la peine requise.

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