Premier médecin algérien : Polémiques sur ordonnance | El Watan
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mardi, 07 décembre, 2021
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Premier médecin algérien : Polémiques sur ordonnance

02 mai 2011 à 1 h 00 min

Un invité d’une émission de l’ENTV avait évoqué en direct sur le plateau le nom du docteur Nekkache Mohamed, précisant au passage qu’il était le premier Algérien à obtenir son diplôme de médecin. Cette déclaration avait suscité moult commentaires et interrogations au niveau de certains cercles de la wilaya de Tipasa. Des discussions s’en suivent alors pour tenter d’élucider la question. Selon le témoignage de Mourad Benachenou, Mohamed Nekkache est né à Nedroma (Tlemcen) en 1856 et décède en 1942. C’est un ancien élève du collège arabe et du lycée à Alger.

C’est le petit-fils du caïd Nekkache. Il avait obtenu son diplôme à la faculté de médecine de Paris (France) en juin 1880, avec une thèse qui s’intitulait «Les rétrécissements de l’oesophage et le cathétérisme de cet organe par la sonde de Colin». Le Dr. Nekkache Mohamed est un homme célèbre dans le monde, il avait inventé un traitement de la diphtérie avec du perchlorate de fer et du lait.
En revanche, suivant les recherches effectuées par le docteur Smaïl Boulbina, celui-ci affirme que Benlarbey Mohamed Seghir est bel et bien le premier médecin algérien durant l’époque coloniale. Il était né au mois de décembre 1850 à Cherchell (Tipasa) et décède le 20 octobre 1939 à Alger. Il est enterré au cimetière El Kettar à Alger. Il commence ses études à Cherchell, avant de les poursuivre à Alger.

Le 16 juillet 1884 à Paris (France), vêtu de ses habits algériens purement traditionnels, Benlarbey Med Seghir avait soutenu sa thèse de doctorat en médecine intitulée «La médecine arabe en Algérie». Son ami Victor Hugo était présent lors de sa soutenance. En 1888, Dr. Benlarbey Mohamed Seghir participe avec acharnement afin de faire échouer le plan du gouvernement général qui consistait à détruire les mosquées de Djamaâ El Kebir et Djemaâ Edjdid à Alger, afin que l’occupant français puisse construire à leurs places des hôtels. En 1891, quand l’Etat français avait tenté de remplacer les «mahkamates» par des tribunaux présidés par des non-musulmans, le Dr. Benlarbey Mohamed Seghir se trouvait à l’avant-garde de la révolte des Algériens à tel point que le Parlement français avait constitué une commission d’enquête présidée par Jules Ferry.

Dr. Benlarbey s’est sacrifié durant toute sa vie pour l’Algérie. Il faudra bien un jour rétablir les faits exacts afin de déterminer le nom du premier médecin algérien.                                                                           


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