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Est-ce que nous sommes toujours indépendants ?

19 janvier 2012 à 1 h 00 min

N’importe quel Algérien, quels que soient ses choix politiques ou ses penchants idéologiques, ne peut qu’être choqué de voir un serviteur de notre Etat traité de la sorte. Depuis 1962 l’Algérie, après 130 ans de souffrances et au prix de sacrifices immenses, est indépendante et souveraine. L’Etat, qui en est l’expression majeure malgré ses faiblesses, ses injustices et même ses crimes, si crime il y a, ne peut être jugé que par le peuple algérien, à travers une juridiction de citoyens algériens, même si pour cela il faut recourir à la révolution.
Le général Nezzar, à l’instar de l’immense majorité de nos militaires, est un soldat d’honneur et de bravoure. Il n’a jamais levé la main sur un simple djoundi parce que le règlement l’interdit. Je rappelle qu’il a fait partie, pendant que d’autres se posaient encore des questions, de ces milliers de jeunes Algériens qui ont abandonné le confort et la sécurité des études et des carrières pour se jeter dans le combat libérateur avec la mort au bout.

Ainsi a-t-il pris l’engagement irréversible pour que jamais un étranger, quelle que soit sa sincérité ou sa motivation humanitaire, ne se permette de juger un Algérien pour des faits non avérés et qui se seraient déroulés sur le territoire national. Ceci d’autant que certaines ONG et juridictions de pays dits de liberté et de démocratie ne sont pas toujours au dessus de tout soupçon. Car dès lors qu’il s’agit d’«inculpé» étranger, leur justice fonctionne souvent à deux vitesses et se prête aisément à légitimer le droit d’ingérence dans nos pays pour des buts inavoués.  J’ai fait le serment à mes nombreux compagnons qui sont tombés au champ d’honneur de dénoncer et de combattre jusqu’à mon dernier souffle tout Algérien qui concède la moindre parcelle de notre souveraineté et qui donne procuration à une ONG ou autre juridiction pour juger mon pays ou un citoyen de mon pays. D’autres diront que cela s’appelle du nationalisme primaire. Si tel est le cas, alors je me trompe depuis 1956 et, plus grave, plus d’un million de mes compatriotes sont morts par erreur.
Snoussi Hocine, Colonel à la retraite


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