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La voix du maître du haouzi résonne toujours

16 mars 2008 à 21 h 21 min

Paris.
De notre bureau

Mohamed Ghafour a fait partie de l’orchestre de cheikh Si Driss Ben Rahal comme drabki. En 1954, il forme son propre orchestre. En 1962, il reconstitue son orchestre et imprime un cachet nédromi à la musique andalouse par ses noubas plus légères et moins académiques que celles de Tlemcen, ainsi que par ses chants et ses qacidate tirées d’auteurs et de compositeurs nédromis comme M’hammed Remaoun et surtout cheikh Kaddour Ben Achour Zerhouni. Après une première participation au festival de la musique andalouse en 1967 à Alger, cheikh Mohamed Ghafour donne le nom de El Moutribia El Mouahidia à son ensemble. C’est alors que le défunt M’hamed Bouri prend en charge la carrière de l’artiste. Ainsi, Mohamed Ghafour participe au 2e festival de musique andalouse en 1969 à Alger où il obtient le premier prix grâce à sa célèbre chanson Welfi Mériem (texte de cheikh Kaddour Ben Achour Zerhouni). La journée hommage à Hadj Ghafour intervient après la présentation de la çan’a d’Alger avec un de ses maîtres Sid Ahmed Serri en juin 2007, puis le concert en octobre 2007 avec le professeur Nadir Marouf et Pedro Aledo qui a montré les influences croisées entre la tradition arabo-andalouse et l’héritage de la musique judéo-espagnole, Ahmed Larinouna a montré en novembre comment cette musique pouvait évoluer en empruntant à l’opéra ses techniques vocales. Le prochain invité sera cheikh Fergani, maître du malouf de Constantine. Ces initiatives dont le but est de «faire connaître la musique arabo-andalouse à travers son histoire, son répertoire et ses principaux représentants», de «présenter les maîtres qui ont joué un rôle indéniable de médiateur pour le patrimoine musical andalou», affirment ses organisateurs, reviennent à l’association Sherhind – découverte de l’Autre, animée principalement par Nadia et Sadi Lakhdari et Saad Zerhouni. Cette association, ambitionnant en effet de «valoriser le patrimoine culturel méditerranéen en collaboration avec les spécialistes du monde des arts et de la culture», organise avec le Centre de recherche interdisciplinaire sur les mondes ibériques contemporains de Paris-Sorbonne des manifestations afin de «mettre en évidence les interactions entre cultures savantes et cultures populaires». Afin de donner une approche complète de la musique arabo-andalouse et de ses dérivés, d’autres concerts seront organisés avec les maîtres de Tunisie, de Libye et d’Egypte pour finir avec le flamenco en Espagne. La journée hommage à cheikh Ghafour était composée d’une conférence-débat ponctuée par des intermèdes musicaux sur le thème de «Les zaouias et l’apport de la poésie et du chant religieux Samaâ dans la musique arabo-andalouse», d’un récital de oûd, hawzi et ‘aroubi, avec Nassima Chabane, Nadir Marouf et Brahim Hadj Kacem et Meryem Ben Allel, la projection du film Musique andalouse… sans frontières en présence du réalisateur Abdellatif M’Rah. Nassima Chabane, formée à l’arabo-andalou par El Hadj Medjbeur et Dahmane Benachour, encouragée et soutenue par de grands maîtres tels Mohamed Bengergoura, Sadek Bedjaoui et Hadj Hamidou Djaîdir, a interprété des morceaux de Voie soufie, voix d’amour, un CD sorti en 2006 (IMA Harmonia Mundi) dans lequel l’artiste réunit les plus belles œuvres des grands maîtres soufis, d’Ibn Arabî à l’Emir Abdelkader.


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