Blackberry et les cinéphiles | El Watan
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Blackberry et les cinéphiles

27 septembre 2009 à 20 h 43 min

A Toronto, c’est la scène la moins hétéroclite. On est entre deux projections. On a oublié les popcorns. Les films à Varsity s’enchaînent. L’emblème de la modernité en main, on espère, en moins de temps possible, courant d’une salle à l’autre, endiguer le flots de mails, d’informations, de bonnes ou mauvaises nouvelles. La mauvaise conjoncture économique n’y peut rien. Blackberry au Festival de Toronto est devenu l’instrument de base du cinéphile. Les jeunes de Toronto s’adaptent vite à la progression du temps. Adieu les antiques mobil-phones… Le Festival de Toronto aussi s’adapte et change tous les ans, il augmente de volume comme un fleuve en cru et il s’apprête à inaugurer son nouveau palais.

Bell Lightbox et de nouvelles salles ultramodernes

Les nostalgiques regretteront peut-être l’ambiance très conviviale de Varsity et tout ce qu’il y a autour, les cafés, les boutiques, l’immense librairie Indigo ouverte jusqu’à minuit. Dans cet immense complexe commercial Manulife, un gratte-ciel des années 1970, où est situé Varsity, les films ne sont pas les seuls objets de… consommation. On est ici comme dans une maison de culture canadienne. Il y a le cinéma mais aussi la littérature, l’art, la musique sous le même toit. Ici, on est loin aussi de l’agitation et de l’angoisse (de conclure un contrat d’achat ou de vente d’un film) qui règne ailleurs dans les palaces de Toronto, où cohabitent tout une armada internationale de marchands d’images. C’est que parallèlement à son festival annuel, Toronto abrite aussi le plus grand marché nord-américain du film, comparable à ceux de Cannes et Berlin.
Les films américains s’arrachent à Toronto, surtout si on y ajoute des stars défilant sur le tapis rouge à Roy Thomson Hall, dans le district des spectacles. Le Festival de Toronto s’assure de la présence de stars et de leurs films, et laissent les professionnels sortir leur carnet de chèque ou leur Blackberry… Mais la vraie toile de fond du Festival de Toronto, c’est son panorama du cinéma mondial, du cinéma d’auteur, y compris les micro-productions venues du fin fond du Bengale ou de Perse. A Toronto aussi, les jeunes spectateurs, avec leur Blackberry, ont patienté pour savourer convenablement l’humour particulier d’un Elia Suleimane, cinéaste palestinien.


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