3e Festival du film | El Watan
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jeudi, 06 mai, 2021
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3e Festival du film

25 janvier 2005 à 0 h 00 min

Mais si le tsunami a touché seulement 0,5% du territoire national, l’industrie du tourisme, dont le chiffre d’affaires dépasse les 6 milliards d’euros par an, tire la sonnette d’alarme. L’économie du pays court des risques dans les mois à venir. Quel touriste étranger viendra visiter les temples, les palais et les pagodes aux Bouddhas d’or ? Et quel cinéaste américain viendra tourner sa superproduction en Thaïlande ? Chiffres à l’appui, les producteurs thaïlandais, qui ont fait de Bangkok une vraie capitale du cinéma ces dernières années, s’inquiètent aussi de la conjoncture.
Au cours du troisième Festival du film de Bangkok qui s’est déroulé du 13 au 24 janvier et dont les recettes ont été versées aux organismes de secours, le marché du film organisé parallèlement a fait un constat très positif pour l’industrie du cinéma thaïlandais en 2004 : plus de 250 millions de dollars de recettes. Pour renouveler cet exploit, il s’agit maintenant de convaincre les grands cinéastes, comme Oliver Stone, qui a tourné Alexandre en Thaïlande, de revenir tourner dans la variété très riche des paysages du pays, même si la préoccupation majeure aujourd’hui est d’aider la population durement touchée. Grande attraction à la fois artistique et commerciale, à l’échelle de toute l’Asie, le Festival de Bangkok a mêlé les rires (de quelques grandes comédies) aux larmes (des images de l’actualité). Constat certes positif pour 2004, mais le tsunami qui a frappé de plein fouet la région risque de compliquer les choses pour le cinéma, alors que l’épidémie du SARS, vite éradiquée en Thaïlande, n’avait pas inquiété la sérénité des équipes de tournage étrangères.
Il fut une période où Léonardo Dicaprio, roulant des mécaniques, tournait dans The Beach dans le calme provincial d’une plage paradisiaque du sud de la Thaïlande. Grand labeur et discipline, aujourd’hui, les Thaïlandais bossent dur pour effacer l’injuste sévère mauvais coup du sort.
A Bangkok pendant ce temps-là, les shopping centers sont toujours aussi somptueux. Le tourbillon de la cité de 7 millions d’âmes montre bien qu’elle ne se démonte pas. L’afflux des visiteurs est resté à un niveau très convenable.
La ville œuvre bien au bonheur de ses enfants (on le voit dans leur uniforme magnifique courir vers l’école tôt le matin). Et de ses bonzes aussi : voici un groupe qui traverse le carrefour, leur bol à la main. lls semblent poser pour une photo publicitaire, vêtus de leur pagne couleur safran impeccable. En parfaite harmonie avec les temples (du ciel) du quartier et les statues de Bouddhas d’émeraude, suprême attraction de Bangkok, cité de ponts et de dorures. Le maintien du festival par Mme Juthanas Ririoan, gouverneur de la TAT (Tourist Authority of Thaïlande), qui a créé ce grand événement, il y a trois ans, a été bien accueillie par le milieu des cinéastes, acteurs et producteurs. C’est l’unique occasion pour eux de montrer et de vendre leurs nouvelles productions. Le 3e Festival de Bangkok a programmé cette année 160 films, parmi lesquels un très florissant panorama asiatique : Thaïlande, Vietnam, Philippines, Malaisie, Indonésie, Cambodge, Singapour, Corée, Japon, Chine et de l’Inde aussi (Bollywood). La présence dans Pride and Prejudice (adapté par Jane Austem), du réalisateur Gurinder Chadha, de la belle actrice Aishwarya Rai (au sommet de son talent) a mis en évidence l’imperceptible évolution du cinéma fait à Bombay. Govin Nihalani a fait pour sa part le film Dev, d’inspiration plus actuelle, avec l’autre très grande star de Bombay Amitabh Bacchar, basé sur l’énigmatique série d’émeutes communautaires qui ont secoué Bombay au cours de ces deniers temps.
Dans les cinq ou six studios (à la Hollywood) de Bangkok et les cinéastes thaïs font aussi de très bons films et qui commencent à rayonner à travers les plus prestigieux festivals, comme Cannes ou Berlin.
La comédie, le mélodrame et l’action ont leur place dans leurs films. Cette vitalité, ce foisonnement du cinéma de Thaïlande méritait à lui seul l’organisation d’un festival à Bangkok. Voilà en effet un bon moment que les médias spécialités (d’Asie et d’ailleurs) s’intéressent aux œuvres de Panthan Thogsang, Chukiat Sakweenakul, Somching Srisupap sans compter le talentueux Nonzee Nimibutr qui a fondé Cinemasia, une nouvelle compagnie de production fort active dans la sphère thaïlandaise. Au total, 60 films longs métrages ont été faits l’an dernier.


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