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Les narrateurs donnent libre cours à leur talent

14 mai 2014 à 10 h 00 min

Lundi, lors d’une soirée printanière, adoucie par les senteurs florales dominées surtout par celles de la fleur d’oranger, le public s’est installé, affluant au fur et à mesure, dans l’un des patios du magnifique palais Hadj Ahmed Bey. Ce lieu historique, baptisé en 2011, musée national des arts et expressions populaires et culturels traditionnels, a été choisi parmi les lieux culturels de la ville, pour la tenue de la 5ème édition du festival international du conte et du récit organisé par l’association «Kan ya ma kan».

Lors de cette première soirée, l’assistance a eu droit à un avant-goût des prestations qui suivront jusqu’au 16 du mois en cours. Les professionnels du conte, déployant des talents multiples pour l’art de la narration, l’humour et le théâtre débordent, se sont relayés pour l’animation de cette soirée inaugurale. A 19h, les conteurs ont commencé à se succéder sur scène. Le public, avant même de les entendre, a découvert, à travers leurs costumes et le décor, le sens particulier de chaque prestation. Leurs tenues de scène laissaient aisément deviner leurs traditions et appartenances géographiques. Comme chacun sait, le conte est souvent tiré du vécu de nos aïeux; il est transmis par la tradition orale aux différentes générations ; il peut être porteur d’humour, souvent de morale et surtout un simple plaisir.

A titre d’exemple, la conteuse marocaine Halima Hamdane a choisi de raconter une historiette intitulée «Ali Z’har» (soit Ali le chanceux, ndlr). C’est l’histoire d’un couple. Le mari s’appelle Ali ; par sa naïveté, voire sa niaiserie, il a fait perdre à sa gentille épouse Daouia, toute sa fortune (bijoux et autres).

La libanaise, Leïla Derwiche, s’est intéressée à une équation difficile à résoudre : l’amour de la vie et la peur de la mort ! Elle a, durant 20 minutes, magnifiquement campé le rôle d’un personnage renfermant presque toutes les vilaines habitudes qu’un être humain puisse cumuler. La française Isabelle Genlis a consacrée son récit à la culture vietnamienne. Le Burkinabé Traoré Bakary a mené l’audience vers la philosophie du bonheur. Quant à l’Algérienne Sihem Kannouche, elle a usé d’adages arabes, notamment algériens, pour véhiculer quelques moralités.             


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