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dimanche, 05 juillet, 2020
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Les recalés protestent devant le siège de la wilaya

11 avril 2018 à 12 h 00 min

«Nous vivons dans l’insécurité totale, livrés aux pilleurs qui récupèrent tous ce qui reste des démolitions des chalets et s’attaquent aux 53 qui demeurent encore habités, faute de relogement», se plaint un sexagénaire handicapé.

Ce sont là quelques témoignages d’habitants des chalets de Figuiers II, Derriche et Zitouna, qui n’ont pas bénéficié du relogement de mars dernier et qui ont observé un rassemblement ce lundi devant le siège de la wilaya. Ils accusent:  «Certains cadres de l’OPGI avaient acheté des chalets de personnes qui avaient elles-mêmes profité de transactions douteuses, parfois après plusieurs mains, pour accaparer des chalets et les revendre à des personnes qui n’étaient pas là au moment du séisme de 2003.»

Ces familles, qui s’estiment lésées par le relogement, continuent donc à s’entasser jusqu’à 12 personnes dans le même chalet. «La liste qui avait été élaborée officiellement et qui aurait due être affichée pour assurer la transparence mais qui ne l’a jamais été, a été remplacée par une autre au niveau de la wilaya», déclare avec colère un manifestant. «Certains bénéficiaires du relogement se trouvent à l’étranger, où ils résident également, ils n’ont jamais habité les chalets avec nous», fait observer une femme.

Cette situation inextricable est la conséquence de deux mandats successifs de responsables indélicats à la tête de l’APC de Boumerdès, où la décennie ayant succédé au séisme de mai 2003 fut une occasion de trafics de chalets. Comment séparer le bon grain de l’ivraie aujourd’hui ? En tous cas, les contestataires ont demandé à être reçus par le chef de daïra de Boumerdès ce lundi jour de réception. Mais celui-ci a refusé de les recevoir.

A la wilaya, aucun écho. Pourtant, les revendications sont légitimes: une enquête approfondie sur les bénéficiaires et une étude sérieuse sur les recours qui tardent à aboutir. A ne pas omettre : 53 familles vivent sans eau ni électricité dans l’insécurité totale dans l’attente d’être rétablies dans leurs droits en toute transparence.
 



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