Le maillon faible de la Seaal | El Watan
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Le maillon faible de la Seaal

17 août 2010 à 10 h 21 min

Durant l’année 2009, la Seaal a réparé plus de 20 700 fuites sur branchement et sur niche et quelque 5 000 fuites sur canalisation, soit une moyenne de 1700 fuites par mois, sans compter, bien évidemment, les fuites d’eau non visibles, autrement dit, celles souterraines. S’il est vrai que la Seaal, grâce à l’apport d’expertise de Suez Environnement, a mis en branle un plan d’action contre les fuites et les nombreux éclatements des conduites des eaux usées qui empestent l’espace urbain, la cité ne continue pas moins à composer avec un décor des plus insalubres et pestilentiels.

Louable initiative certes, que celle du numéro vert tant médiatisé par la Seaal qui invite le citoyen à être coopératif pour venir à bout des pertes de la denrée précieuse dans le grand Alger, mais au regard des fuites d’eau qui ruissellent au hasard des rues, la réalité refuse de nous conduire à établir un constat positif. Après que le citoyen eut signalé la fuite par le biais du 1594, le diagnostic effectué par la Seaal qui fait dans le contrat de performance, n’est pas suivi automatiquement d’une réparation rapide des canalisations éventrées des eaux usées ou d’AEP. Il semble que la tare ne réside pas au niveau du service communication de la Seaal, dès lors que celui-ci fait montre de célérité, mais les équipes techniques semblent opérer au ralenti avant de localiser le mal et ouvrir le chantier.

Dernièrement, au café ex-Malakoff, sis dans le parc Conakry à Bologhine, le propriétaire de l’établissement à dû guerroyer pendant deux mois pour que finalement — grâce à des accointances – des agents de Asrout daignent réparer la conduite éclatée des eaux usées qui empuantissaient le site. Même topo à la rue Omar Benaïssa, à hauteur du numéro 62, où un cloaque à ciel ouvert signalé depuis plus d’un mois exhale toujours des odeurs nauséabondes, tempêtent des riverains qui craignent les MTH en cette période de grandes chaleurs. Les exemples en tout cas sont légion dans une ville qui, par endroits — et au risque de faire dans la redondance — donne le haut-le-cœur en matière d’hygiène publique.

Loin de nous l’idée de vouloir casser du sucre sur le dos de la Seaal qui tend à la modernisation des services de l’eau et de l’assainissement dans la cité, mais il y a lieu de mettre le doigt sur le maillon faible de ses services. A fortiori lorsque la frontière des tâches entre Asrout et la Seaal dans la réparation du réseau d’assainissement, demeure floue.


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