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Un milliard de dollars pour l’Ahaggar

26 avril 2006 à 0 h 00 min

«C’est de gros complexes. Il leur faut donc des sociétés d’Etat qui ont de grandes capacités, mais qui auront l’autonomie de gestion pour agir en cas de problème», a soutenu Abdelmalek Sellal. «Nous ferons appel à des experts, car on ne peut pas ramener un ingénieur de la Fonction publique qui sera payé à 15 000 DA. S’il faut un expert qui exige 20 millions de centimes, on les lui donnera.

L’Etat va mettre le paquet pour assurer une meilleure gestion de ces infrastructures », a-t-il tenu à souligner. Dans la foulée, il a catégoriquement exclu de faire appel à des entreprises étrangères pour gérer ces infrastructures hydrauliques. L’aspect gestion restera donc l’apanage du secteur public. « On passe d’une gestion administrative à une gestion économique publique », a relevé à ce propos le premier responsable du secteur de l’hydraulique. Il a également annoncé que l’appel d’offres pour la réalisation du titanesque projet de transfert d’eau entre In Salah et Tamanrasset, sur une distance de 750 km, sera lancé en juillet prochain. La concrétisation de ce projet – dont le coût est d’un milliard de dollars – permettra de sécuriser durablement la wilaya de Tamanrasset en matière d’alimentation en eau potable. De par sa taille, c’est le plus gros projet de transfert d’eau jamais réalisé en Algérie L’énergie et les moyens financiers importants consentis par les pouvoirs publics pour mettre à l’abri de la sécheresse les villes de l’Ahaggar confirment par ailleurs l’ambition de l’Etat de faire du Grand Sud algérien un exemple de développement et de réussite économique, dont les retombées profiteront largement au Niger et au Mali.

La poudre aux yeux de Kadhafi

A rappeler, à ce propos, que la majorité des wilayas du Grand Sud devrait bénéficier de la même attention des pouvoirs publics, puisqu’une grande partie des 100 milliards de dollars alloués au plan de soutien à la croissance économique et aux fonds du Sud et des Hauts-Plateaux leur est consacrée. Et contrairement à la petite poignée de microprojets financés au nord du Mali par le chef de l’Etat libyen destinés, en théorie, à résorber les poches de pauvreté, mais qui en réalité obéissent à une logique d’infiltration et de manipulation des tribus touareg. Afin d’étendre son influence dans la région, l’Algérie travaille actuellement sur la mise en place d’une politique de développement durable qui permettra, dans les faits, aux nations vulnérables du Sahel de décoller économiquement. Politique élaborée en partenariat notamment avec le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Nigeria. L’élaboration des projets structurant du gazoduc qui reliera Lagos et Alger et de l’autoroute qui permettra de rendre accessible la Mauritanie par le sud de l’Algérie en apporte la confirmation.

l’eau et les assurances

Concernant, maintenant, les projets lancés par son département dans le nord du pays, M. Sellal a indiqué que les appels d’offres portant gestion déléguée des réseaux d’alimentation en eau potable et d’assainissement des villes d’Oran, Constantine et Annaba seront lancés en mai prochain. A rappeler qu’un contrat de gestion déléguée pour la capitale a déjà été signé avec le groupe français Suez. Il s’est traduit par la création de la société des eaux et d’assainissement d’Alger (SEAAL) qui est opérationnelle depuis quelques mois. Le ministre est revenu, en outre, sur la question de l’assurance des ouvrages hydrauliques. Selon lui, des insuffisances ont été constatées en la matière. Il a regretté, à ce propos, le fait que seule l’assurance contre les incendies est obligatoire. Partant de ce constat, Abdelmalek Sellal n’a pas manqué de souligner la nécessité impérieuse de réfléchir à intégrer d’autres risques à l’exemple de ceux liés aux cataclysmes. Dans ce sillage, le ministre a rappelé les dégâts occasionnés au cours de la construction du deuxième plus grand barrage d’Algérie, le Koudiat Asserdoune à Bouira, par le séisme du 21 mai 2003. Sur le plan juridique, la loi oblige l’entreprise qui construit une infrastructure hydraulique à assurer son chantier durant la phase de réalisation en présentant une garantie décennale. Après l’expiration de cette garantie, « l’Etat devient son propre assureur », a confié le ministre. Mais la nécessité de mettre en place un nouveau système d’assurances est apparue avec les investissements lourds effectués par l’Etat. Les pouvoirs publics comptent y remédier, a-t-il affirmé. Il serait question, entre autres, d’introduire de nouvelles dispositions au niveau de la commission nationale des marchés pour exiger des soumissionnaires une copie d’assurances au moment où le projet est présenté et non après le démarrage de celui-ci. Pour ce représentant du gouvernement, « il est important de penser à un nouveau type d’assurances qui n’existe pas actuellement en Algérie ». Pour ce faire, une réflexion a été lancée à l’initiative de la Compagnie algérienne d’assurances et de réassurances (CAAR). Cette dernière compte d’ailleurs se spécialiser dans le domaine.


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