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Pression sur les groupes terroristes à Boumerdès

05 avril 2010 à 22 h 10 min

Le maillage sécuritaire, la surveillance étroite des milieux de recrutement et l’action préventive visant les réseaux dormants des factions de l’ex-GSPC activant dans cette partie de la Kabylie limitrophe de la capitale ont fini par inhiber les groupes terroristes.
Ceux-ci qui, en 2007, 2008 et le début de l’année 2009, frappaient encore de manière spectaculaire jusque dans les centres urbains les mieux sécurisés, comme les Issers et le chef-lieu de wilaya. Le département a connu des attentats terroristes qui ont visé les sièges des forces de sécurité, à savoir la caserne de Dellys (28 morts, 70 blessés), l’Ecole de la Gendarmerie nationale des Issers (43 morts et une quarantaine de blessés), les commissariats de police de Thénia (4 morts, 20 blessés), de Naciria, (4 policiers tués, 20 blessés), la brigade de gendarmerie de Zemmouri (8 morts, une vingtaine de blessés), et Si Mustapaha (4 morts dont une femme, 23 blessés) et le commissariat de police de Boumerdès (6 blessés).

Actuellement, on compte encore quelques dizaines de terroristes qui continuent à infester les maquis de Mizrana, Sidi Ali Bounab, Djerrah, Ouled Ali, Aït Boudoukhane et Zemmouri en particulier. Ils se manifestent de temps à autre par des attentats à la bombe de fabrication artisanale ou par des attentats ciblés, comme ce fut le cas au cours du Ramadhan dernier (septembre 2009), où on a noté une recrudescence d’actes terroristes visant surtout les ex-gardes communaux. Affaiblis, les terroristes ont changé de stratégie en réduisant l’affrontement avec les forces de sécurité. Cependant, cela ne leur a pas épargné des pertes déroutantes. Des chefs de premier rang ont été éliminés ou capturés, des coups qui ont sérieusement ébranlé le moral des activistes islamistes à tous les niveaux. L’action antiterroriste s’est prolongée sur le plan juridique avec des condamnations lourdes prononcées à l’encontre des accusés en fuite. En effet, des centaines de condamnations à mort ont été prononcées, par contumace, ces trois dernières années.

Mais pour la session criminelle en cours actuellement au tribunal de Boumerdès, dans les 80 affaires liées au terrorisme examinées jusqu’ici, on a prononcé la peine de mort que dans l’affaire de l’attentat de 2006 au chef-lieu de wilaya, près de la gare ferroviaire. On observe que les accusés, jugés par contumace, écopent de peines allant de 20 ans de prison ferme à la réclusion à perpétuité. Le fait marquant de ces procès demeure que les terroristes qui se sont rendus aux forces de sécurité, cités dans diverses affaires, ne sont pas présentés devant les juges. Parmi eux figure l’ex-émir de la katibat El Ansar, Touati Ali, qui se serait rendu aux forces de sécurité à Tizi Ouzou en février 2009. Il a toutefois été condamné, en mars dernier, par contumace, à une peine de prison à perpétuité. Parmi les quelque 100 terroristes condamnés par contumace lors de cette session, il y aurait des éléments éliminés par leurs «compagnons» et d’autres toujours en activité et qui sont activement recherchés.

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