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Les victimes réclament justice

09 juin 2014 à 10 h 00 min

Il n’y a aucune loi ni décret existant dans le cadre des dispositifs de la réconciliation nationale régissant l’indemnisation des victimes ayant subi des actes, comme le vol, le saccage des biens et autres dégâts matériels causés par le terrorisme». Ce sont les propos des autorités et des responsables du fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme, aux doléances formulées par de nombreux citoyens victimes de vol au cours de la décennie noire.

Les exemples sont légion. Ayant épuisé tous les recours possibles, des dizaines de personnes, pour la plupart des agriculteurs, ont été déplumées par le terrorisme. C’est le cas d’Okrifi Mohamed, 72 ans, originaire de Haïzer, sans pension de retraite et ruiné après le vol de son troupeau (32 têtes de bovins) par un groupe de sanguinaires en 2001. Cet agriculteur courageux est surtout un fervent des randonnées pédestres et qui connaît le Djurdjura comme sa poche. Il a été victime, comme beaucoup d’autres propriétaires de cheptel de bovins, d’un vol digne d’un scénario de film.

C’était en 2001, quand un groupe de sanguinaires et un réseau de soutien avaient procédé au vol de 32 têtes de bovins au lac Goulmime, sur les hauteurs de Tikjda. «J’ai mené moi-même l’enquête. Le cheptel avait été vendu dans un marché à bestiaux à Sougueur, à l’ouest du pays» dira-t-il. Les investigations menées, par la suite, par les services de sécurité ont permis d’élucider cette affaire. En effet, selon un document en notre possession,  c’est suite au démantèlement d’un réseau de soutien logistique aux groupes armés, dans le sud de la wilaya de Tizi Ouzou, qu’il a été «clairement établi que le vol de ce bétail a été l’œuvre de ces criminels dont la vente a engrangé un apport financier» précise une source policière. L’agriculteur dépouillé a entamé des procédures judiciaires pour faire valoir ses droits.

En vain. «J’ai saisi dans une correspondance le ministère de la Justice sur cette affaire qui m’a orienté vers le fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme, mais sans aucune suite» dira avec regret ammi Moh, qui s’interroge au passage sur le fait que l’Etat accorde de la valeur à ceux qui ont détruit et mis à genoux le pays. «C’était mon unique ressource de vie. J’ai été ruiné par ces sanguinaires qui, malheureusement, sont considérés par l’Etat et même indemnisés». Interrogé sur cette affaire, une source du fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme dans la wilaya de Bouira a confirmé qu’aucun décret destiné à indemniser ces victimes n’existe.


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