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Les indépendants à l’assaut de l’APN

15 mars 2007 à 21 h 19 min

Premier constat : à deux semaines de la clôture de la période de candidatures, prévue initialement pour le 1er avril, les commissions de wilaya chargées de l’organisation de l’échéance enregistrent l’engouement, sans précédent, de citoyens désirant se porter candidat sans chapelle politique. La loi électorale 97-07 le permet et c’est donc un droit à tout citoyen algérien ayant plus de 25 ans et jouissant de tous ses droits civiques et politiques. Ce n’est pas un problème. Mais la question qui se pose est de savoir quels sont ces candidats tentés par une carrière politique ? Qui se cache derrière ces candidats indépendants ?
Représentent-ils des entités politiques, économiques ou idéologiques ? Il est évident que les premières personnes qui se porteront candidats à titre indépendant sont les recalés des partis politiques. Ces derniers, mécontents de la décision de leur parti de les disqualifier des listes de candidature, tentent leur chance en solo.
C’est le cas chez les militants du FLN, où les places dans les listes du parti se disputent «à couteaux tirés». Il en est de même au RND où il a fallu l’intervention du secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, pour «remettre» de l’ordre dans la maison.
En somme, la situation est la même, cela se vérifie quotidiennement au sein de toutes les formations politiques engagées dans la course à l’Assemblée populaire nationale (APN). Disqualifiés de la course électorale par décision des pouvoirs publics, les partisans de l’ex-président du mouvement El Islah, Abdallah Djaballah, seront présents à cette élection à titre d’indépendants.
C’est Djaballah lui-même qui a affirmé cette option au lendemain de sa disqualification. Mais la quête de prestige, de l’immunité parlementaire et d’autres privilèges tentent en particulier les repentis et les bénéficiaires de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Le désir des «camarades» de Madani Mezrag de se présenter à cette joute électorale, faut-il le souligner, a été manifesté publiquement et à maintes reprises. Faute d’avoir un parrainage d’un parti politique, d’autant que la charte pour la paix les a mis en quarantaine, Mezrag et consort tenteront de contourner l’interdit en optant pour des candidatures individuelles en qualité d’indépendants.
En tout cas, lui et ses compagnons caressent toujours le rêve d’avoir des sièges confortables au niveau de l’hémicycle et, pourquoi pas, former un groupe parlementaire pour prêcher «leur foi». Des candidats indépendants seront aussi des représentants des mouvements associatifs, des organisations corporatistes et des syndicalistes.
En Kabylie, l’absence du FFS, qui vient d’annoncer le boycott des élections, a suscité les appétits de plusieurs gens, à l’image des animateurs du mouvement des archs qui voient en cette élection une opportunité idoine pour rentrer à l’APN. Les représentants de ce mouvement, toutes tendances confondues, ont affiché leur volonté de participer à ce scrutin. Il y a aussi des organisations des travailleurs, telles que l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Ajouter à ceux-ci les militants de certains partis politiques non agréés.
Il y aura sans nul doute un foisonnement de listes d’indépendants. Reste donc à savoir quel sera le verdict du ministère de l’Intérieur qui doit traiter tous les dossiers et donner son quitus aux personnes éligibles à la candidature.


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