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Les gardes communaux dénoncent «la rupture du dialogue»

11 février 2014 à 10 h 00 min

Les gardes communaux sont insatisfaits des mesures prises, dimanche dernier, par le ministère de l’Intérieur à propos du réexamen de leur dossier. Les membres de la délégation de la coordination nationale, ayant pris part à une réunion avec des représentants du département de Tayeb Belaïz, sont revenus bredouilles, puisqu’aucune des principales revendications soulevées, à savoir la reconnaissance de leur lutte contre le terrorisme et le réexamen de ce dossier de fond en comble, n’ont été pris en charge. C’est ce que nous a révélé hier le coordinateur national des gardes communaux, Aliouat Lahlou, dans une conversation téléphonique. «Le ministère de l’Intérieur s’est contenté de nous informer que des points liés à l’augmentation du SMIG et autres pensions de retraite seront débattus lors de la tripartite gouvernement-syndicat- patronat prévue pour le 23 février.» Notre interlocuteur dira que la base est insatisfaite de cette rencontre qui est une «photocopie» de celles organisées avec la tutelle à l’époque de Noureddine Yazid Zerhouni.

Interrogé sur la suite qui sera donnée par les gardes communaux après l’échec de ce dialogue, M. Aliouat a précisé qu’ils ne vont pas lâcher prise et ont décidé d’investir de nouveau le terrain de la protesta pour se faire entendre. «Nous avons prévu un grand rassemblement à Bouira pour préparer une autre marche vers Alger. Nous n’avons pas encore fixé la date, mais ce sera dans le mois courant», a précisé notre source.
Les gardes communaux veulent rééditer la démonstration de force faite le 9 juillet 2012, où des milliers de gardes communaux avaient marché de Blida vers Alger. Une action qui, pour rappel, avait été réprimée par les services de police et s’était soldée par la mort d’un garde communal, Saïd Lasfer, 57 ans, touché, selon les témoignages de plusieurs de ses collègues, par les jets de canon à eau. Des dizaines de blessés et plusieurs arrestations avaient été enregistrées dans les rangs des gardes communaux.

Par ailleurs, Aliouat Lahlou, que nous avons interrogé sur la position de la Coordination nationale des gardes communaux concernant les accusations du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, à l’encontre du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et son patron le général Mohamed Médiène, est catégorique : il défend l’institution militaire. «La sortie de Saadani est suicidaire. Il s’est permis de s’attaquer à une des institutions de l’Etat qui est l’ANP. C’est inadmissible et inacceptable. Cette personne n’a pas le droit de se mêler des affaires de la sécurité. Il a remis en cause le dossier des moines de Tibhirine, l’affaire Tiguentourine et autres. Amar Saadani doit être rappelé à l’ordre et poursuivi en justice pour ses propos infondés» a-t-il dit.
 


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