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Les festivités chahutées, un étudiant tabassé à Mostaganem

20 mai 2009 à 21 h 56 min

Mostaganem

De notre correspondant

Si bien qu’un groupe d’étudiants s’empara de l’emblème national, empêchant ainsi la levée des couleurs. Une fois l’hymne national exécuté sans la levée des couleurs, les militants de l’UGEL et de la majorité des autres organisations estudiantines procédèrent derechef à la levée des couleurs et la lecture de versets coraniques.
Ce qui aura irrité un groupe d’étudiants de la faculté des lettres et des arts, qui signifièrent leur désapprobation. C’est tout de suite l’incident que tout le monde craignait. Un étudiant inscrit en 3e année de français sera alors pris pour cible, jeté à terre et roué de coups.

Il sera miraculeusement sauvé d’un lynchage par ses collègues qui accoururent de toutes parts. Evacué vers le service des urgences par ses camardes, il s’en sortira avec pas moins de 6 jours d’arrêt de travail et plusieurs contusions à l’abdomen et au poitrail. L’incident s’est déroulé en présence de plusieurs doyens, des vice-recteurs et de nombreux responsables administratifs.
Une scène en bois, qui avait été montée sur l’esplanade de l’ex-ITA sera de suite démontée, signifiant la fin des festivités que des étudiants sans appartenance partisane avaient préparées depuis des mois.
Outre des expositions de peintures, des tours de chant modernes et andalous, ainsi que des pièces de théâtre, devaient être présentées. C’est la thématique d’une pièce qui serait à l’origine du courroux des organisations estudiantines, dont l’UGEL.

Dans un communiqué lourd de sens, cette organisation interpelle le ministre de l’Enseignement supérieur, dénonçant les «chants dépravés», «les couples mixtes s’adonnant à des danses allusives», et les «tentatives de prosélytisme sous couvert d’une commémoration de la fête de l’étudiant».
C’est surtout ce qu’elle décrit comme le cérémonial d’un mariage chrétien interprété par des étudiants dans une courte pièce de théâtre qui aura mis le feu aux poudres. Ensuite, ce sont les paroles de chansons interprétées par des étudiants en langues étrangères qui sont mises à l’index. Avec cette affaire aux relents inquisitoriaux, l’université de Mostaganem est une nouvelle fois soumise à des soubresauts où la violence prend le dessus sur le dialogue et la convivialité. La fête que certains avaient méticuleusement préparée est passée à deux doigts d’un autre cauchemar.


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