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Les familles des victimes réclament leurs droits

16 février 2005 à 0 h 00 min

Elles entendent se constituer en association afin de défendre leurs intérêts moraux et financiers. L’annonce a été faite, hier, au siège du Syndicat national des officiers de la marine marchande (SNOMMAR) par un comité de représentants de cinq familles.
Ceux-ci ont entrepris des contacts avec les autres familles des victimes, éparpillées à travers le territoire national, en vue d’une action commune. Le naufrage du Béchar avait fait, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004, 16 morts parmi les marins. 11 corps ont été retrouvés, alors que 5 marins demeurent à ce jour portés disparus. C’est pour les familles de ces derniers que le véritable problème se pose : selon le code de la famille, la disparition ne peut être établie qu’après une année et le décès après quatre autres. Cinq années en tout durant lesquelles les familles des victimes devront faire face à de nombreuses entraves bureaucratiques. D’où l’appel lancé en direction des pouvoirs publics, les sollicitant à prendre une mesure exceptionnelle, comme ce fut le cas pour les familles des personnes disparues lors des inondations survenues à Bab El Oued le 10 novembre 2001. Ayant perdu tout espoir, le frère du second capitaine Amiour effectue souvent des allers-retours entre Collo, son lieu de résidence, et Alger. «Tout le monde sait que les disparus étaient présents sur le navire le jour du naufrage», a indiqué le porte-parole du comité, Youssef Benrabah, en soulignant que la remise d’actes de décès facilitera grandement la tâche à leur famille, notamment pour ce qui a trait à la perception des indemnités. Malgré la désignation d’un nouveau responsable à la tête de CNAN GROUP, l’ancien P-DG étant en détention provisoire en raison des accusations de mauvaise gestion qui pèsent sur lui, les familles des victimes affirment avoir perdu toute confiance dans cette entreprise et comptent engager un avocat pour exiger dommages et intérêts. «Aucun responsable n’a daigné se rapprocher de nous. En nous rendant au siège de la CNAN pour avoir des nouvelles de nos proches, nous avons été surpris par l’absence du P-DG», a dénoncé M. Benrabah. Les choses n’ont pas changé depuis, selon lui. «A chaque fois, nous sommes renvoyés d’un service à un autre», a-t-il poursuivi. Selon la loi et la convention collective liant les marins à leur employeur, ces derniers ont droit à trois capitaux-décès : le premier accordé par l’entreprise, le deuxième par la Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS) et le troisième par les organismes assureurs, à savoir la SAA et P et I Club. Le seul capital perçu jusqu’à présent est celui versé par CNAN GROUP, entre 200 000 et 400 000 DA.
Les veuves de certains marins ne l’ont toutefois toujours pas perçu, mais le problème se pose pour les victimes célibataires.
Aussi, les familles exigent des explications sur le fonds spécial de solidarité de CNAN GROUP prélevé sur le salaire des travailleurs, dont le montant, en termes de remboursement, avoisinerait les 200 000 DA. S’agissant des responsabilités dans ce drame, les familles des victimes préfèrent s’en remettre à la justice.


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