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Le Mali refuse de libérer des terroristes d’Al Qaîda : La demande de Bernard Kouchner rejetée

09 février 2010 à 21 h 53 min

«Le Mali n’entend pas du tout libérer des islamistes radicaux actuellement détenus dans des prisons maliennes, comme l’a exigé Al Qaîda en échange de la libération d’un otage français», affirment des responsables maliens de la sécurité, cités hier par l’agence de presse française (AFP).
Les mêmes responsables affirment que cette décision est prise par les autorités supérieures maliennes. «Notre pays n’entend pas du tout libérer les combattants islamistes qui sont actuellement aux arrêts au Mali. Non, nous n’allons pas les libérer. C’est une décision de nos autorités supérieures», ajoute la même source. Les responsables maliens opposent également une fin de non-recevoir à la demande «insistante» de Bernard Kouchner qui leur avait demandé de satisfaire l’exigence de l’Aqmi pour sauver le ressortissant français, Pierre Camatte, enlevé par les terroristes d’Al Qaîda, le 26 novembre 2009 au Mali.

«Personne n’a à nous dicter notre conduite. Nous sommes un pays souverain et nous prenons les décisions qui nous paraissent nécessaires», rétorque une autre source sécuritaire malienne, reprise par la même agence de presse. Pour rappel, le ministre français des AE s’est rendu, la semaine dernière, à Bamako, la capitale malienne, pour convaincre les autorités de ce pays de libérer les quatre terroristes d’Al Qaîda afin d’obtenir la libération de l’otage français. Outre Pierre Camatte, l’Aqmi avait aussi enlevé trois Espagnols, capturés le 29 novembre en Mauritanie, et un couple d’Italiens kidnappés également en Mauritanie le 17 décembre 2009. Toute en menaçant d’exécuter les otages, Al Qaîda tente d’exercer une pression sur le Mali et les pays européens concernés afin d’accepter ses conditions.

La sinistre organisation avait fixé, la semaine dernière, un nouvel ultimatum à ces pays pour accepter sa proposition, sans quoi elle exécutera les otages. Pour l’otage français, Al Qaîda avait affirmé que «sa vie serait en danger si Bamako et Paris n’acceptaient pas l’accord avant la date butoir du 20 février».

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