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Le lourd coût social de la crise

13 octobre 2016 à 10 h 00 min

L’activité de distribution des véhicules neufs en Algérie est sérieusement menacée. Ce risque est d’autant plus grand pour certains concessionnaires automobiles qui ont déjà été durement impactés par l’instauration du système de licence. Ainsi, les mesures prises pour réduire les importations ont engendré la perte pour les concessionnaires de 50% de leurs effectifs qui étaient de 50 000 emplois directs et 100 000 indirects créés à travers les réseaux de distribution et les points de vente.

C’est le président de l’Association algérienne des concessionnaires de l’automobile (AC2A), Sefiane Hasnaoui, qui le dit et qui ajoute que les concessionnaires s’attendent également à des pertes de 85% de leur chiffre d’affaires en 2016. La situation est donc loin d’être reluisante et les perspectives dans le marché de l’automobile s’annoncent sombres. Certains concessionnaires, faute de résultats, peuvent connaître des difficultés financières, alors que d’autres, ceux ayant de petits volumes dans les quotas, risquent de mettre la clé sous le paillasson.

Plusieurs concessionnaires avaient déjà opéré des plans sociaux en recourant à des licenciements. Cette mesure avait concerné la plupart des marques où des milliers d’emplois ont été sacrifiés. Aujourd’hui la situation est encore beaucoup plus grave, voire inquiétante, pour notamment les concessionnaires n’ayant pas eu de licences d’importation pour différentes raisons. Pour ces derniers, l’exclusion des prochains quotas est synonyme de la fin de leur activité sur le marché algérien.

C’est vrai que tout dépendra des prochains quotas qui seront attribués aux concessionnaires. Et à ce titre, le président de l’AC2A dit avoir reçu des garanties quant à «la transparence de l’opération». Néanmoins, la pérennité de l’activité pour certaines marques est menacée. Ceci si l’on rappelle la menace du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de l’été dernier. «Si les concessionnaires automobiles veulent continuer leurs activités l’année prochaine, ils doivent réaliser des usines de construction de véhicules ou de pièces de rechange», avait averti M. Sellal, lors d’une visite à Tiaret.

Le gouvernement leur a accordé jusqu’au 31 décembre pour déposer un projet d’investissement dans des activités industrielles ou semi-industrielles liées à l’automobile pour pouvoir bénéficier des quotas d’importation. Une note du ministère de l’Industrie et des Mines, publiée en juin dernier, précisait en effet que cet investissement doit être réalisé dans un délai maximum de trois ans, et ce, à compter du 1er janvier 2014 pour les concessionnaires qui sont en activité.

Pour les autres, l’investissement doit être réalisé dans un délai de trois ans, à compter de la date d’octroi de l’agrément définitif : «Le défaut d’entrée en production à l’expiration des délais suscités entraîne le retrait d’agrément.» Mais, selon Sefiane Hasnaoui, 100% des membres de l’AC2A qui regroupe 23 concessionnaires sur les 40 existants seront au rendez-vous, affirmant au passage que les projets d’investissement sont «très avancés». Les concessionnaires automobiles n’ayant pas engagé de projet d’usine sont appelés à disparaître du paysage automobile algérien.   


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