La police empêche les « patriotes » de marcher vers Alger
L’après midi de ce lundi, ils étaient des centaines de patriotes à avoir entamé leur marche pour la capitale afin d’organiser un rassemblement devant le Palais du gouvernement. Mais à peine sortis de Boufarik, les protestataires ont été surpris par un impressionnant dispositif sécuritaire (police) mis en place au niveau de l’autoroute Boufarik-Alger, non loin de la centrale électrique.
A 16h00, ils étaient toujours empêchés de franchir le moindre pas. Cela n’est pas sans conséquences sur la circulation automobile, presque bloquée en direction d’Alger. Les patriotes exigent, pour la énième fois, « l'application de l'article 77 qui stipule que chaque citoyen, ayant participé au coté de l'armée nationale à la lutte contre le terrorisme et conformément à la réglementation en vigueur, ouvre droit à une pension de retraite proportionnelle ».
Pour les protestataires, l’article en question n’est toujours pas appliqué. « Nos doléances sont restées lettres mortes. On a frappé à toutes les portes de nos instances étatiques, en vain. Je tiens à préciser, et pour que personne n'oublie, qu'il y a presque 4000 patriotes chahids, qui ont donné leurs vies en laissant derrière eux veuves et orphelins et ce, sans oublier ceux qui sont infirmes. Qui va alors les prendre en charge, eux qui ont combattu pour que notre Algérie restera toujours debout », ajoute Ali Bouguettaya.
Tous les patriotes rencontrés exigent une retraite décente et une couverture sociale. « On a tout laissé durant les années 1990. On a prit les armes pour défendre notre patrie. Ce qu'on veut maintenant, une reconnaissance digne de tout, pour qu’on puisse vivre nous et nos enfants dans une Algérie équitable et reconnaissante », conclut, en colère, ammi Moussa, ancien patriote.


