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La «guerre au sommet du pouvoir» capte l’intérêt de la presse étrangère

16 février 2014 à 10 h 00 min

Comme les médias nationaux, les journaux occidentaux tentent d’analyser et de comprendre les jeux et les enjeux de cette joute décisive pour l’avenir du pays. Et c’est cette guerre ouverte au sommet du pouvoir qui capte l’intérêt des médias, qui continuent de suivre les événements qui se succèdent à Alger.

C’est le cas de Washingtonpost.com qui, en reprenant hier une dépêche de l’agence Associated Press (AP), sous le titre «Competition for Presidency Heat Upstaid Algeria», s’interroge sur l’issue de la prochaine Présidentielle en Algérie. Le journal estime que «les résultats de l’élection présidentielle en Algérie ne sont pas connus d’avance cette fois-ci». La campagne pour le scrutin d’avril suscite déjà des interrogations : «le Président malade présentera-t-il sa candidature ? Sinon, ses partisans et les services secrets peuvent-ils se mettre d’accord sur la candidature de quelqu’un d’autre ? L’armée prendra-t-elle position ?», écrit le journal. Washingtonpost.com rappelle les querelles opposant les clans du pouvoir et les réactions des différents acteurs. En citant des analyses d’observateurs algériens, le quotidien précise que la maladie du président Bouteflika «a changé la donne politique et l’incertitude autour de sa capacité à briguer un quatrième mandat et a enclenché la guerre des clans».

Le Point.fr titre, lui aussi, sur cette «guerre des clans qui mine le pays». «Tandis que le doute subsiste sur la participation de Bouteflika à la présidentielle, en coulisses, les coups bas se multiplient au sein du régime», estime le journal, qui revient longuement sur la polémique suscitée par la violente charge du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, contre le patron du DRS, le général Toufik.


«grande plasticité du régime»


Citant les analyses des journalistes et politologues algériens, Le Point conclut que cette guéguerre est synonyme de «bataille de l’après-Bouteflika». «Selon le chercheur Mohammed Hachemaoui, il ne s’agit ni de l’instauration de l’Etat civil par le FLN ni de la lutte du DRS contre la mafia politico-financière, mais bien d’un rapport de forces dont l’enjeu principal est le partage du pouvoir en vue de préparer l’après-Bouteflika», écrit l’auteur de l’article, qui a appuyé cette lecture par l’analyse de la chercheure au centre Jacques Berque, Amel Boubekeur : «Aujourd’hui, en Algérie on est dans tout, sauf dans un processus de transparence.» Et d’ajouter : «Plus le système est opaque, plus la liberté de mouvement est grande pour les acteurs du régime. Au final, que Bouteflika soit réélu ou non importe peu, ce n’est pas une question de personne, la grande plasticité du régime lui permettra de s’adapter.»

De son côté, Mediapart met l’accent sur «les manœuvres qui tiennent lieu de campagne électorale». Dans un article publié le 13 février dernier, le journal électronique français relève l’absence de débat de fond : «A moins de trois mois de la présidentielle, le président Bouteflika, malade, n’est pas encore candidat à un quatrième mandat. Le débat de fond a cédé la place aux spéculations sur les batailles dans les coulisses du régime.»


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