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Des mesures importantes

04 juillet 2005 à 0 h 00 min

Le chef de l’Exécutif, après avoir longuement contesté certaines analyses contenues dans les rapports du CNES, a confirmé toutes les actions menées dans le cadre de la réforme financière. Il en est ainsi
du nouveau système de payement qui entrera en vigueur début 2006. Le nouveau dispositif devrait rendre plus fluides les opérations bancaires et les transferts. Dans le même ordre d’idées, le chef de l’Exécutif a déclaré que la centrale des risques, structure chargée au niveau de la Banque centrale de la supervision de l’activité bancaire et qui permet aux banques de déterminer si les crédits présentent des garanties, sera opérationnelle à 100% à la fin de l’année 2005. «Le processus est en cours même si du retard a été accusé. La centrale a été mise en place en 1992», a dit Ouyahia à ce propos. Dans la foulée de ces mesures, le capital des banques publiques sera relevé cet été pour leur permettre d’accorder plus de crédits pour le financement de l’activité économique, a-t-il révélé également.
Les taux d’intérêts seront, en outre, bonifiés lors de la prochaine rentrée sociale et économique et seront plus incitatifs pour les régions en dehors des grandes villes telles que les Hauts-Plateaux et le Sud, selon le chef du gouvernement.
Cette décision a été introduite dans le cadre de la loi de finances 2005 et les décrets exécutifs inhérents à cette mesure seront signés cet été, a-t-il ajouté.
Il a jugé utile de rappeler les mesures, l’année dernière, pour interdire les emprunts extérieurs en dehors des crédits concessionnels, tout en soulignant au passage que cette décision a été étendue aux crédits de lignes bancaires, car si ce n’est pas «l’Etat qui s’engage dans ces crédits, le remboursement se fait en général à partir des réserves de changes», a-t-il poursuivi.
D’après lui, il fallait trouver une solution nouvelle. Pour ce faire, trois options ont été adoptées. «L’Etat prêtera à lui-même pour certains projets tels que les autoroutes, les chemins de fer, etc. Deux, l’Etat intervient pour encourager les investissements lourds comme les stations de dessalement. Trois, le Trésor revient à sa vocation universelle. Nous ferons intervenir des mécanismes pour mettre à la disposition de l’économie nationale jusqu’à une possibilité de 100 milliards de dinars de crédits par an à moyen et à long termes», a-t-il soutenu.
Il a dénoncé la propension de certaines entreprises privées qui, selon lui, demandent des crédits faramineux qui ne soient pas à la mesure de leur capital social. «Si elles ont un volume d’activité qui correspond à des besoins de financement vérifiables, elles devraient relever leur capital social», a-t-il affirmé à ce sujet.
Le chef du gouvernement a également rapporté que la mise à niveau des zones industrielles sera inscrite dans le cadre de la loi de finances complémentaire. «Celui qui veut s’installer dans une zone industrielle doit payer», a-t-il martelé à l’intention des opérateurs économiques.
Evoquant la question du foncier industriel, il a indiqué que le patrimoine foncier des entreprises publiques sera réévalué. Pour lui, Il est inadmissible que le foncier de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) soit estimé à 220 DA le mètre carré alors qu’en général «le privé cède une centaine de mètres à un milliard de centimes». Le chef de l’Exécutif a relevé que d’autres décisions particulières dans le secteur financier dont des lois sur la titrisation ainsi que des mesures pour la renaissance de la Course d’Alger sont attendues. Cette dernière, soulignera-t-il, a commencé ses activités dans un contexte «infernal» en 1999.
Dans le même sillage et en tout état de cause, les formules de crédit-bail, de leasing et de factoring seront encouragées par le gouvernement.
Il a révélé que les textes réglementaires seront renforcés pour limiter la circulation du cash.
Il s’agit, a-t-il précisé, de la loi en préparation pour la lutte contre le blanchiment d’argent.
Enfin, Ahmed Ouyahia a signalé que d’autres mesures sont attendues et seront prises après avoir consulté son partenaire social, l’Union nationale des travailleurs algériens (UGTA) et les organisations patronales pour arriver à la conclusion d’un pacte économique et social à l’automne.

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