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Commission de surveillance des élections

20 mai 2007 à 21 h 20 min

«C’est à Zerhouni de s’excuser», a, en revanche, indiqué hier à Alger le rapporteur de la commission lors d’une conférence de presse animée en fin d’après-midi. Les membres de la commission ont fustigé le ministre de l’Intérieur qui, selon leurs dires, «n’a pas dit la vérité». Pis encore, ils reprochent au ministre de l’Intérieur d’avoir déformé les propos de M. Bouchaïr. Mohamed Seddiki, vice-coordinateur au niveau de la commission, fera remarquer néanmoins que la première lettre élaborée par la commission dans l’après-midi du jour du scrutin n’a pas été signée par le PT et le FLN. En outre, l’autre communiqué, similaire à une mise au point faite au ministre de l’Intérieur, élaboré vendredi à l’issue de la conférence de presse sur les résultats des élections, a été signé par tout le monde, à l’exception du FLN. Toutefois, le rapporteur de la commission s’est vu obligé de défendre au nom de tous les autres membres le président de la commission qui n’était pas présent à cette rencontre avec la presse initiée principalement par ces membres. «L’ENTV a diffusé un passage de la conférence de presse organisée par M. Bouchaïr. Un passage qui prête à équivoque, dans l’unique but d’appuyer les propos de M. Zerhouni», a soutenu le conférencier. Celui-ci rappellera alors que le ministre de l’Intérieur a soutenu lui-même haut et fort que «M. Bouchaïr s’est trompé dans son appréciation et que par conséquent il est revenu sur ses décisions». Selon M. Zerhouni, souligne M. Seddiki, le président de la commission a même présenté des excuses, car il a été induit en erreur. Or, soutient-il, «ceci est complètement erroné». «Je me demande comment M. Zerhouni a tiré ses conclusions», s’est insurgé le conférencier. Celui-ci insistera sur le fait que M. Bouchaïr est un homme responsable. «M. Bouchaïr dirige une commission et, à cet effet, n’a pas le droit de prendre des décisions à la légère et en se basant sur des faits non confirmés», a-t-il dit avant de préciser : «La lettre adressée au premier magistrat du pays n’a pas été faite dans la précipitation. La commission n’a pas à rougir de cet acte. La lettre est honorable et a été confectionnée en concertation avec tout le monde.» «M. Bouchaïr a pour mission que de coordonner le travail de l’équipe», a poursuivi le rapporteur qui signalera que le coordonnateur de la commission n’a pas à s’excuser. «C’est plutôt à l’administration de le faire», a-t-il estimé. A la question de savoir pourquoi la commission a saisi le président de la République au lieu de s’adresser au conseil consultatif, le rapporteur dira : «La commission a été créée par le président de la République, donc nous devons rendre des comptes uniquement au premier magistrat du pays. Nous n’avons pas pour vocation de demander l’avis du conseil consultatif.»

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