Ali Gherbi | El Watan
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Ali Gherbi

18 mars 2006 à 0 h 00 min

Le mouvement atomisé aujourd’hui et réduit aux entrefaits de la rivalité entre deux collèges d’animateurs, dont l’un prône et pratique le dialogue avec le gouvernement et l’autre se contente de défendre le contraire, se dit encore capable de peser dans l’échiquier.
Ali Gherbi, meneur déclaré des antidialoguistes, soutient aujourd’hui que la seule perspective porteuse pour la dynamique essoufflée est la participation aux élections qui viennent, dans le cadre de «la réappropriation de la représentation populaire». Une idée qui aurait pu faire l’effet d’un véritable pavé dans la mare il y a seulement quelques années, puisque l’option a depuis toujours été vouée à l’imprécation absolue tant que la plateforme d’El Kseur n’était pas satisfaite. En l’occurrence, la quinzaine de «délégués» ayant pris part à la réunion tenue, hier à Béjaïa, n’ont pas bondi au plafond. Il s’en est même trouvé qui ont manifesté de l’enthousiasme à l’idée de pouvoir investir les institutions et mener par eux- mêmes «l’application des revendications». L’argumentaire défendu par ailleurs du constat sommaire que ni le FFS ni le RCD ne sont en mesure de barrer la route à la stratégie du pouvoir visant à suppléer l’ancrage ancien des deux sigles par respectivement le FLN et le RND. De plus, Ali Gherbi considère qu’il est loisible de revendiquer la large abstention qui a marqué les élections partielles du 24 novembre 2005 (près de 80% dans la wilaya de Béjaïa) comme un réservoir militant encore acquis aux thèses du mouvement. Un nouvel état d’esprit qui étonne chez celui qui, il y a quelques mois seulement, a été le seul pratiquement à appeler au boycott des partielles.
Les rivaux «dialoguistes», quant à eux, continuent de défendre le pragmatisme de leur démarche malgré le surplace accusé par le processus de négociations entamé depuis bientôt trois années. Les animateurs de la tendance promettent à leur tour un retour sur le terrain à l’occasion du 5e anniversaire des événements, mais en partant de positions autrement moins hostiles au pouvoir. Le nouveau souci des animateurs de cette aile est «la pandémie salafiste», dont les signes avant-coureurs commencent à se multiplier. Le premier forum de la citoyenneté que l’on compte organiser pour la journée du 23 mars prochain est ainsi conçu dans un élan global visant à dresser un «rempart contre l’intégrisme».


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