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47 ans après la mort de Amirouche et de Si El Haouès

01 avril 2006 à 0 h 00 min

Lors de cette cérémonie, Nordine Aït Hamouda, fils du colonel Amirouche, a affirmé, en présence du ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbès, que «l’Etat algérien a fait du mal à ces deux héros (Si El Haouès et Amirouche). Leurs corps ont été déterrés en 1965 et gardés à l’intérieur de l’état-major de la Gendarmerie nationale jusqu’à 1982». Rendant hommage au président Chadli qui «a diligenté, à l’époque, une enquête sur cette affaire», l’orateur s’est interrogé : «Pourquoi a-t-on agi de la sorte vis-à-vis de ces deux colonels ?» Sur sa lancée, le fils du colonel Amirouche s’est indigné quant au traitement réservé, par certains, aux chahids et note : «Même si nous avons pu récupérer les ossements de ces deux martyrs, il existe toujours des chahids oubliés. En ignorant le combat héroïque de nos aînés, nous semons la confusion au sein des générations. Aujourd’hui, il faut distinguer le chahid du harki. Ainsi, les stèles du grand Abderahmane Mira et de Amirouche ont été, par le passé, profanées et les autorités locales ont laissé faire.» Il a annoncé, par ailleurs, que «cette semaine, nous avons récupéré les restes de 67 chahids oubliés depuis l’indépendance». En présence de dizaines de citoyens et personnalités, dont des officiers de l’ALN, à l’instar des commandants Azzedine et Mohamed Ouramdhane (responsable local de l’ONM) ainsi que d’une forte délégation du RCD, à sa tête Saïd Sadi, des députés et sénateurs de la région, des cadres du FLN et du RND ainsi que du wali et du président d’APW de Tizi Ouzou, le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbès, a affirmé, lors de son allocution : «Nous nous réunissons aujourd’hui autour d’un symbole fort de la révolution nationale. L’esprit de Amirouche a propulsé la lutte vers la victoire. Cette cérémonie est une occasion pour nous de nous ressourcer. Les chahids exigent de nous d’être fidèles à leur mémoire et leur objectif.» Le ministre reconnaît : «Ce que dit le fils du colonel Amirouche est vrai et cela me fait mal. Mais, si l’on avait caché les dépouilles de Amirouche et Si El Haouès, on ne peut éteindre leur mémoire et leur combat libérateur. Ils sont présents dans nos cœurs. Ils appartiennent, non à une seule région, mais à tous les Algériens.» Il annonce, aussi, que «au nom de l’Etat et sur les deniers publics, nous érigerons une stèle digne de nos martyrs dans la ville de Tizi Ouzou et nous en réhabiliterons d’autres». Pour sa part, le commandant Azzedine a relaté sa rencontre, en 1959 à Sidi Ali Bounab, avec le colonel Amirouche en compagnie du commandant Ali Khodja. Notons, aussi, que lors de cette cérémonie, des gerbes de fleurs ont été déposées devant le monument des martyrs du village, les tombes de Djaâfar Ouahioune et Kamal Aït Hamouda (assassinés par des islamistes armés durant les années 1990) ainsi que sur celle du jeune Youcefi Azedine, victime des événements de Kabylie.


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