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Mal-vivre à Naciria

21 octobre 2007 à 20 h 22 min

A titre d’exemple, le projet de construction d’une médiathèque et d’une bibliothèque au chef-lieu ne cesse de susciter moult interrogations chez les mordus de la lecture de cette localité. Par ailleurs, les habitants du village Aït Slimane et ceux du village Takhirouante, qui ont pris attache avec nous, réclament vainement et à ce jour, le revêtement du reste des tronçons routiers reliant leurs villages au chef-lieu. Interrogé à ce sujet, le P/APC nous dira qu’«en dépit des appels d’offres lancés, les entreprises ne semblent plus intéressées pour la réalisation du reste du projet et ce, à cause du relief très escarpé et la montée époustouflante de la région d’Aït Slimane».
Pour l’arrêt de bus, tout le monde s’accorde à dire que les travaux effectués pour son aménagement ne sont que des opérations de charme, et n’ont mis en aucun cas fin aux multiples embarras des transporteurs en commun.
Et pour preuve, à moins d’une année de sa réception, ce lieu est dans un état de délabrement avancé et le mur de clôture reste à construire. En matière de santé, les villageois des hameaux de cette localité ne disposent d’aucune infrastructure de soin totalement opérationnelle.
Le centre de soins du village Louariachen demeure toujours fermé, celui du chef-lieu fonctionne avec des moyens humains et matériels dérisoires. «Actuellement, le centre fonctionne uniquement avec un infirmier, l’un de nos médecins est en congé et l’autre en congé de maladie», nous avoue le chef de service dudit centre. Cela s’expliquerait par l’existence d’un hôpital dans la commune voisine de Bordj Menaiel, mais le citoyen a besoin de structures de proximité. Par ailleurs, dans cette commune, les prédateurs du foncier se comptent par centaines et les constructions illicites et le squat des espaces publics sont érigés en culture, aussi bien chez les habitants que les commerçants. A cela s’ajoutent les baraques qui poussent comme des champignons dans les quatre coins du chef-lieu sans que les responsables locaux daignent y mettre le holà. Pis, et selon des sources bien informées, des familles habitent, depuis des années, des infrastructures publiques au village agricole Boudjelal El Ghorf.
«Le bureau de poste, la maison de jeunes et les douches de ce village sont squattés par des familles depuis le début des années 1990», apprend-on des habitants de ce village. Avant d’ajouter que tout cela se passe en toute impunité et dans l’indifférence totale des autorités locales. Outre cela, les espaces verts et les arbres sont quasi-inexistants au chef-lieu. L’aménagement urbain demeure, en raison de la dégradation des artères et des trottoirs de la ville, le seul casse-tête des autorités locales. Et en dépit des multiples requêtes des commerçants quant à l’aménagement d’un espace décent pour améliorer leur activité, le marché communal des fruits et légumes offre l’image d’un bidonville et donne un aspect des plus hideux. Néanmoins, cette situation ne peut s’expliquer, commente un membre du mouvement associatif, «que par l’indifférence des autorités locales à l’égard des préoccupations de la population». Les problèmes inhérents au logement et au chômage restent pesants. En somme, les pouvoirs publics sont appelés plus que jamais à y remédier. Pour cela, l’exploitation rationnelle des potentialités agricoles dont dispose cette localité et la mise en valeur la zone industrielle, longtemps à l’abandon, s’avèrent plus que nécessaires pour absorber le chômage qui frappe de plein fouet cette localité.


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