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La tourmente d’un père

26 août 2007 à 19 h 35 min

Le traitement prescrit l’est aussi. Il nécessite un médicament, le Norditropine 5 mg qui coûte excessivement cher : plus de 12 millions de centimes par trimestre pour une thérapie devant durer trois années entières. A cet effet, le père désespéré dira:« La première année, cela s’est bien passé dès lors que j’ai été remboursé par la sécurité sociale, en plus, le médicament a été efficace puisque mon fils a grandi de 12cm. Mais par la suite, j’ai été informé que le médicament a changé, et le nouveau ne figure nullement dans la nomenclature des produits pharmaceutiques remboursables». En fait, c’est le même médicament qui se trouve présentement sur le marché, mis à part le grammage qui a changé. Alors que le premier était estampillé 4mg, le second est dosé à 5mg, «mais c’est toujours la même marque», affirme le père. Ce dernier court dans tous les sens et frappe à toutes les portes.
A part la pitié, voire un semblant de compassion émis du bout des lèvres, concrètement, il ne voit rien venir. Au CHU, où il a été recommandé par les services du ministère de la santé en vertu de la circulaire 007 du 22 /11/2005 faisant obligation aux établissements sanitaires des lieux de résidence d’assurer les soins thérapeutiques en les endossant budgétairement, le père affirme que le médecin-chef du service de pédiatrie lui a suggéré de refaire le bilan de la maladie de son fils car « une autre pathologie est suspectée» au lieu de celle pour laquelle il se fait soigner en ce moment même. Pour en savoir plus, nous avons contacté le directeur du CHU qui se dit prêt à aider l’enfant. «C’est même un devoir de le faire à condition qu’il soit soumis à la contre- expertise préconisée par le médecin-chef de la pédiatrie»dira- t-il.
Le directeur du CHU qui est aussi professeur en pédiatrie, enfourche cette fois-ci sa posture de gestionnaire et de responsable des finances de l’organisme dont il a la charge pour justifier les dépenses induites par le traitement de l’enfant. Mais parions que lui, le médecin-chef de la pédiatrie et le père de l’enfant, sauront trouver une solution qui, au-delà de toutes les considérations matérielles, relèvera d’abord de l’humanitaire.

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