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Boumerdès : Les dispositifs d’emploi se grippent

21 décembre 2008 à 18 h 01 min

Les unités industrielles qui ont mis les clés sous le paillasson au début des années 1990 ne sont toujours pas relancées et restent à l’état d’abandon. Idem pour celui du bâtiment, réputé pour être le secteur qui absorbe la frange de chômeurs non diplômés. Le nombre de chômeurs demandeurs d’emploi inscrits au niveau des agences de l’emploi est évalué à 33 987, dont 24% sont constitués d’universitaires. Les milliers de personnes embauchées dans le cadre des dispositifs ESIL et IAIG dont la rémunération ne dépasse pas 3000 DA comme employés à part entière? Pour ce qui est du nombre d’emplois créés dans le cadre des dispositifs de micro-crédit Ansej, Cnac et Angem, il est à noter que «depuis leur lancement, ces dispositifs n’ont permis que la création de 9502 postes d’emploi». Un nombre qui reste en deçà des besoins exprimés.

En effet, sur 18 680 dossiers enregistrés, on dénombre 14 451 traités et 4399 uniquement qui ont été financés. S’agissant du premier dispositif, les statistiques communiquées par la DE notent que «parmi 12 700 dossiers déposés seuls 2709 ont été financés, générant 6925 postes d’emploi». La commission de wilaya indique que sur 100 millions de dinars alloués par l’Etat dans le cadre du programme d’insertion professionnelle au titre de l’année 2008 seuls 4,15%, ont été consommés depuis le début de l’année au 30 septembre dernier, soit moins de 5 millions de dinars. Par ailleurs, le programme des 100 locaux par commune initié par le président de la République n’est aux yeux des chômeurs que de l’argent jeté par les fenêtres. En plus des retards enregistrés dans son achèvement, ce programme ne suscite aucun intérêt parmi les jeunes ayant postulé pour une aide dans le cadre des différents dispositifs de micro-crédit. Sur ce, il est à noter que «sur les 3200 locaux inscrits dans la wilaya, 1400 sont toujours en cours tandis que ceux destinés pour la commune de Timezrit ne sont pas encore entamés par manque de terrain», nous dit-on.

Toutefois, ceux qui sont achevés (1700) tardent encore à être attribués par manque de demandeurs. Dans la plupart des communes, le programme est implanté en dehors du périmètre urbain, ce qui dissuade les chômeurs d’en postuler. Dans la commune de Ouled Aïssa où le programme est achevé, l’on apprend que le nombre de demandes ne dépasse pas une dizaine. De même pour la commune de Souk El Had, pour ne citer que ces deux communes, dont le P/APC indique que le nombre de demandeurs ne dépasse pas une quinzaine, car le projet est implanté dans un lieu isolé et n’incite de ce fait guère à y investir. Dernièrement des dizaines de licenciés se sont portés candidats à un concours de recrutement d’adjoints d’éducation.Après avoir réussi les examens, on leur a expliqué que le concours était destiné aux postulants ayant le niveau de 3e AS. Cet exemple et tant d’autres renseignent sur les dégâts que fait le chômage dans la société. Des cadres, des universitaires prêts à travailler dans des postes inférieurs à ce que devrait leur permettre leur statut.

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