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Béjaïa. Débrayage à la Direction de l’éducation

23 janvier 2008 à 18 h 53 min

Pour interdire aux travailleurs toutes sorties et entrées pendant les horaires de travail, la direction a donné ordre de «cadenasser» le portail d’entrée depuis mercredi dernier. La décision a beaucoup dérangé les travailleurs, du moins les syndicalistes qui y ont vu «une atteinte à la dignité» du personnel et des «intimidations». «C’est pour instaurer la discipline», nous répond la directrice de l’éducation, Mme Djida Boulguène. Sa décision a été prise, nous explique-t-elle, après une vérification, le jour même, des feuilles de pointage. Il lui a été donné de constater que «16 personnes au niveau d’un seul service n’ont pas été à leurs postes». «La discipline a des garde-fous. Pas touche à la dignité», rétorque, irrité, le SG de la section syndicale dont le débrayage est intervenu le premier jour ouvrable après cette fermeture, d’où l’absence d’un préavis de grève. Depuis sa venue en septembre dernier, la nouvelle directrice a remis en cause une certaine organisation administrative, comme la suppression de la délégation de signature dont elle garde le monopole et a pris option pour la fermeté dans la gestion. Ce qui a fâché le syndicat qui dénonce à la fois «mépris, arrogance et abus d’autorité». «C’est à croire qu’on veut nous mater», lâche le responsable de la section syndicale. Le mouvement de grève a été une occasion pour le syndicat de mettre en relief les «mauvaises conditions» de travail au niveau des locaux actuels, hérités d’une ancienne école fondamentale. Les promesses sans suite pour l’érection d’une nouvelle structure sur un terrain disponible au sein même de l’actuel siège les agacent. «C’est depuis 2003 qu’on nous dit que c’est inscrit», se plaignent-ils. Pour la DE, le projet est inscrit mais la balle est dans le camp de la DLEP qui est chargée de la réalisation des équipements publics. Pour illustrer «l’état de délabrement» dont il se plaint, le syndicat souligne notamment «le manque d’hygiène» et «les infiltrations des eaux pluviales» qui leur causent des désagréments dans l’exercice même de leurs fonctions. Comme il est fait aussi mention de «l’insécurité» qui a pour origines «la multiplicité des ouvertures, l’absence de clôture, manque manifeste d’agents de sécurité…». «Ces problèmes ne datent pourtant pas d’aujourd’hui, pourquoi avoir attendu le jour où j’ai instauré la discipline dans le travail pour les soulever», nous déclare Mme la DE qui, de son côté, dénonce «l’anarchie».

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