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Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : «Il faut aider le système à s’en aller»

04 février 2019 à 11 h 30 min

L’option d’un 5e mandat pour le président Bouteflika, à la tête du pays depuis 1999, serait une «catastrophe» pour l’Algérie, a mis en garde, hier à Alger, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid (Nouvelle génération), tout en appelant de ses vœux à faire hâter le départ du régime.

«Alors que l’Algérie, plongée dans la tourmente, et au milieu de ses défis internes et externes, de ses besoins assez extraordinaires, on nous demande d’accepter le fait accompli, où les Algériens sont amenés à saluer une image.

On humilie le peuple en lui imposant un homme qui ne peut ni parler, ni discourir, ni lire un document, ni agir. Autour de cet homme, on distribue des prérogatives hors-Constitution et on gère le pays comme on gère une épicerie», a dénoncé Soufiane Djilali, invité du forum du quotidien Liberté.

Et d’ajouter : «Alors que le pays a besoin d’un homme qui travaille 16h par jour, qui prenne à bras-le-corps les problèmes, qui rassemble le pays, qui arrive à donner de l’espoir, un homme qui soit apte pour les enjeux dans le monde, qui soit un patriote qui défende le pays, tout simplement, un homme vivant, et bien, on veut nous faire croire que l’Algérie pourrait être gérée simplement par des mots, que le pays peut être géré par un homme inexistant.» En direction des tenants du pouvoir, Soufiane Djilali a fustigé ceux qui ont plongé le pays «dans le non-sens, l’absurde, l’illusion et l’inconséquence».

«Alors, il faut qu’on dise non ! Il faut qu’on refuse cet état de fait, qu’on n’abdique pas, qu’on montre qu’il est temps qu’il s’en aille.

Il faut aider le système à s’en aller», a-t-il insisté. Cette sortie publique de Soufiane Djilali intervient au lendemain de l’annonce officielle de quatre partis de la coalition au pouvoir de leur soutien à une candidature du président Bouteflika, pourtant diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral dont il a été victime en 2013. «Ce sont des fantoches.

Ce sont des gens qui sont au service de leurs intérêts. Ils n’ont aucune vision de l’avenir. Comme Ouyahia, ils sont très nombreux ! Malheureusement, ils nichent au sommet de l’Etat. Ce sont ceux-là qui doivent partir.

C’est là où je dis qu’il y a un complot contre l’Etat et que j’accuse Bouteflika d’avoir comploté contre l’Algérie, lorsque l’on met devant l’opinion publique des hommes sans envergure, sans compétence. Quelle image on donne aux jeunes Algériens ? Ils sont complices.

Ils ont pris en otage un homme, parce que lui-même est otage de lui-même. Je n’absous pas Bouteflika, parce qu’il a eu un fantasme qui est celui de mourir Président. Le reste ce sont des brigands. Ils savent tous qu’ils sont dans la forfaiture. Ils savent tous qu’ils sont en train de mener le pays à la casse», a-t-il encore accusé.

Interrogé à propos de la candidature du général à la retraite Ali Ghederi, le coordinateur national de Mouwatana a estimé que si son mouvement peut apprécier le programme d’un candidat, cela ne veut pas dire en faire un comité de soutien. Selon lui, les idées de Ghederi sont identiques à celles de son parti. «M. Ali Ghederi a un certain nombre de qualités qui, peut-être, peut réunifier.

La classe politique libérale peut ressentir que c’est un homme qui peut la tracter, qui peut faire basculer une bonne partie du système, pour qu’il y ait un départ d’un régime, mais pas l’effondreront d’un Etat (…).

Le peuple est dans un tel état de refus de ce qui se passe qu’il a besoin de croire en quelque chose. On lui dit que cet homme peut mettre fin au 5e mandat, le peuple en a envie. On ne va pas aller contre cette envie-là ! Nous, on ne construit pas par rapport à des positions personnelles (…).On n’attend ni postes, ni négociations. Si M. Ali Ghederi serait élu, j’applaudirai.

Mais, je tiens à rappeler que Mouwatana reste une entité autonome et libre», a-t-il expliqué. Par ailleurs, le conférencier est revenu sur le soutien de Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès, au candidat Ali Ghederi.

Expliquant avoir appris l’information via les médias, il a noté que cette décision peut prêter à confusion. «Si moi, coordonateur du mouvement, devais soutenir un candidat, je prendrais mes responsabilités quant à la position que j’occupe à Mouwatana», a-t-il expliqué, en rappelant que le mouvement avait annoncé en janvier que ses membres et les partis qui y adhèrent étaient libres de soutenir tel ou tel candidat.

Ceci dit, «Mouwatana doit garder sa souveraineté et son indépendance, car si Mouwatana entre dans la bataille électorale, il perdra son indépendance», a-t-il souligné.

Et d’exprimer son souhait que les politiques devraient se retirer de la direction du mouvement pour laisser la place à de nouveaux visages. Les membres du mouvement se réuniront, selon lui, dans les prochains jours pour statuer sur ce contretemps.


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